Jean Dherbey, un écrivain qui prend de la hauteur

Par Céline MAZET | Publié le 21 août 2017 à 00h00 | Modifié le 23 août 2017 à 17h27 | Vu 518 fois
Jean Dherbey, un écrivain qui prend de la hauteur
Sa passion la montagne est intense - © DR

A 72 ans, cet ancien professeur de mathématiques et d’éducation physique et sportive habitant Chevrières est un retraité très actif. Passionné de montagne et d’écriture, son 7ème livre, Vents d’en haut, est paru en avril dernier aux éditions Elan Sud. Un magnifique roman qui emmène le lecteur dans le Vercors, l’Oisans et en Algérie.

Natif de Vinay, depuis sa plus tendre enfance, Jean Dherbey a les yeux rivés sur le Vercors. Il voue une véritable passion à la montagne et aux sports qui s’y réfèrent. Marié, père de trois enfants et sept fois grand-père, aujourd’hui encore, il dévale les pentes en VTT et en ski, mais ce qu’il préfère c’est l’escalade.

Son  amour pour les sommets est intense. A force de les gravir, il a pris de la hauteur par rapport à l’existence et est devenu philosophe : « pour donner du sens à sa vie, il faut savoir la mettre en jeu de temps en temps. C’est dans les situations extrêmes que l’on devient extrêmement performant. Dans ces moments-là, le moi de survie prend le relais sur nos peurs. La montagne permet de se connaître soi-même. On s’abandonne entièrement à elle. On se vide la tête. J’entretiens une relation quasi charnelle avec elle. Rien qu’au toucher, je peux reconnaître une roche. »  Selon ses amis, la montagne est pour lui une seconde maîtresse, rapporte-t-il en plaisantant.

Vents d’en haut dépeint cette passion dévorante qui le lie à la montagne. Jean Dherbey a écrit ce livre en hommage à son arrière-grand-père, guide de montagne à Villars-de-Lans, et à son meilleur ami décédé dans une avalanche.

« L’écriture est une forme d’exutoire »

L’histoire débute lorsque Thomas, le héros, découvre une lettre posthume cachée de son grand-père. Il décide alors d’en savoir plus…Le suspense commence et les rebondissements s’enchainent. Jean Dherbey explique qu’il s’est inspiré de personnages et de faits réels et précise qu’il a presque toutes vécues les aventures en montagne qu’il décrit. « L’écriture est une forme d’exutoire. On se cache un peu derrière les personnages », avoue-t-il.

Tout comme la montagne, l’écriture a toujours fait partie de sa vie : « j’ai toujours écrit, mais je n’avais pas beaucoup de temps lorsque je travaillais. Maintenant que je suis à la retraite, je me lance à fond. J’ai commencé un jour en couchant sur papier mes quatre années de coopération en Algérie où j’étais professeur de mathématiques. » A la lecture de son premier manuscrit, séduit par son style d’écriture et l’émotion transmise, son oncle le pousse à faire publier son texte. Jean Dherbey suit ses conseils et les choses se sont ensuite très rapidement enchainées. Il continue d’écrire : Pravda de Babouchka, -de Staline à Tchernobyl-, Le chemin de Maïdan, un roman sur l’Ukraine etc. « Quand j’écris, je ne sais pas où cela va me mener. Je me laisse guider par les personnages et par l’histoire. Je ne sais pas toujours comment elle va se terminer. »

Une technique d’écriture efficace, car en plus de captiver les lecteurs, Vents d’en haut a été sélectionné pour concourir dans la catégorie livre de montagne lors de la 16ème édition du Festival du livre de l’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes) qui se déroulera du 17 au 19 août prochain.

0 commentaires

Envoyer un commentaire