Antonin Berruyer dans le bain de la Pro D2

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 23 août 2017 à 16h41 | Modifié le 23 août 2017 à 16h55 | Vu 1517 fois
Antonin Berruyer dans le bain de la Pro D2
Après avoir fait ses preuves lors des matchs amicaux, comme face à Aix-en-Provence, Antonin a effectué son premier match chez les pros à Dax - © Jacques Robert

Le troisième ligne du FCG Antonin Berruyer (18 ans), formé à l’US Vinay, a fait ses débuts chez les professionnels dimanche dernier face à l’US Dax. Recalé du CNR de Marcoussis pour des problèmes cardiaques, il a rebondi en réalisant une saison aboutie l’an passé avec les espoirs rouges et bleus et espère désormais prendre son envol en Pro D2.

Dans le rugby tout peut aller très vite et ce n’est pas Antonin Berruyer qui vous dira le contraire. Il y a un an, après avoir décelé des problèmes cardiaques, les médecins du Pôle France de Marcoussis le recalait du Centre national du rugby (CNR) et le disait perdu pour le rugby à haut niveau. Mais le Vinois n’est pas du genre à baisser les bras et à s’avouer vaincu. Après avoir passé une batterie d’examens complémentaires à Grenoble, il a finalement le feu vert médical en début de saison dernière. Après un exercice plein avec les Espoirs du FCG, le Vinois a intégré la préparation du groupe professionnel cet été. Un stage à Tignes en juillet et trois rencontres amicales face au Lou, Oyonnax et Aix-en-Provence, lui ont permis d’accrocher le bon wagon et de faire étalage de ses qualités. Le nouvel élan insufflé par les dirigeants du club alpin suite à la relégation en Pro D2, a considérablement rebattu les cartes. Le staff new-look composé de Dewald Senekal et Stéphane Glas mise sur les jeunes du centre de formation dans l’optique de retrouver l’élite du rugby français à court terme. 

Ce défi dans l’antichambre du Top 14 débutait dimanche dernier sur la pelouse de l’US Dax. Les Grenoblois n’ont pas eu de retard à l’allumage et se sont sortis du piège landais (13-28). Antonin en a profité pour connaître ses premières minutes chez les professionnels en match officiel. Sur le banc au début, il est rentré à dix minutes du coup de sifflet final, en remplacement de la recrue sud-africaine François Uys, et gardera un souvenir impérissable de cette première dans le grand bain : « je ne me sentais pas tant stressé que ça avant la rencontre, même si l’ambiance et l’atmosphère de la Pro D2 sont vraiment différents de ce que j’ai pu connaître en Espoir. Je me suis dit qu’il fallait savourer chaque instant ».

Le même parcours que son père

Pour se frayer une place de titulaire à part entière dans l’effectif du FCG, Antonin aura fort à faire cette saison car la concurrence est féroce, entre les cadres expérimentés (Alexandre, Uys et le néo-capitaine Setephano) et les joueurs en devenir (Hayes, Godener, Baradel, Swerling, Tuinukuafe). « C’est une excellente expérience qui s’offre à moi. Je vais beaucoup progresser au contact de ces joueurs qui ont un vrai vécu au haut niveau. Même si je suis encore jeune, j’ai l’objectif de grappiller le maximum de temps de jeu » explique l’ancien pensionnaire du Pôle Espoir de Villefranche-sur-Saône. 

Champion d’Europe avec l’équipe de France des moins de 18 ans en avril 2016, Antonin a signé cet été un contrat espoir de deux saisons avec le FCG. Troisième ligne de gabarit moyen, le Vinois est un dur au mal, omniprésent en défense et dans les rucks. Un goût pour le combat transmis par son père Patrick, ancien troisième ligne ayant également évolué à l’US Vinay et au FCG. Toujours resté très proche de son club formateur, dans lequel évolue son frère cadet en – de 14 ans et son oncle Jean-Charles Savigny en seniors, il est régulièrement présent autour de la main courante du stade Vieux-Melchior et a suivi la saison dernière la fabuleuse épopée des Guêpes en phases finales. Car les champions n’oublient jamais leurs racines… 

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