Aissa Benchelef, le lycéen qui crée le buzz à La Saulaie

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 23 août 2017 à 17h14 | Modifié le 24 août 2017 à 16h32 | Vu 2662 fois
Aissa Benchelef, le lycéen qui crée le buzz à La Saulaie

Depuis avril dernier, le Saint-Marcellinois, Aissa Benchelef (17 ans) partage son quotidien via des clips humoristiques diffusés sur le net qui atteignent des centaines de milliers de vues. Parti de rien, l’élève de Terminale ES de La Saulaie surfe sur cette vague positive et rêve de taper dans l’œil de professionnels du cinéma.

« Tout a commencé sur un coup de tête, sans but précis. Alors que je revisais mon oral du bac blanc de français, j’expliquais que, pour moi, les écrivains parlaient chinois  » raconte Aissa qui ne s’attendait pas à ce que ses vidéos décalés sur Snapchat aient autant d’échos auprès des camarades son lycée en l’espace de quelques semaines. « Ce n’est pas moi qui ait fait naître ce projet mais bel et bien les gens qui sont venus me suivre sur les réseaux sociaux » ajoute-t-il en toute modestie. Muni de son seul iPhone, il décide donc de lancer sa propre page Facebook et de l’alimenter régulièrement par des clips humoristiques retraçant des scènes de vie d’un jeune de son âge : l’obtention du permis de conduire, un après-midi à la piscine entre copains, une situation de friend zone (lorsqu’une personne désire avoir une relation amoureuse ou sexuelle avec une autre, qui elle, ne souhaite entretenir qu’une relation amicale). « Raconter mon quotidien, notre quotidien, c’est ce que j’aime le plus  ! » avoue-t-il sourire en coin.

Le lycée pour terrain de jeu
Ces saynètes décalées et tournées principalement à l’intérieur ou autour du lycée La Saulaie font rapidement le buzz sur la toile. « C’est l’endroit le plus simple pour tourner avec mes potes lorsque l’on a une heure de trou dans notre emploi du temps de la semaine. Grâce à mes nombreuses connaissances, j’arrive facilement à trouver de nouveaux acteurs » explique ce futur élève de Terminale ES, avant d’ajouter : « surtout qu’en règle générale, les surveillants du lycée sont au courant de mes tournages et acceptent de jouer le jeu. Ils peuvent aussi être contrariés lorsque l’on déplace, par exemple, des chaises dans une salle d’études mais viennent me le dire avec le sourire, donc c’est assez plaisant ».
Ces publications atteignent en quelques semaines des centaines de milliers de vues ce qui l’incite à poursuivre de plus belle. Jusqu’au « coup de massue », « lorsque Facebook décide de bloquer ma page car soi-disant je n’utilisais pas ma véritable identité ».

Une notoriété croissante au-delà du Sud-Grésivaudan

Mais le jeune Saint-Marcellinois a de la suite dans ces idées et se lance un nouveau défi : ouvrir sa propre chaîne YouTube en imaginant une websérie intitulée « Braquassé ». Un feuilleton qui retrace le parcours de deux voleurs inexpérimentés qui s’attirent des ennuis en empiétant sur le territoire de vrais malfrats. Il s’entoure de plusieurs amis pour filmer et monter les trois premiers épisodes de la première saison. Le premier de la série atteint rapidement plus de 10 000 vues ce qui l’incite à continuer avec une saison 2, actuellement en cours de création et qui devrait le jour courant septembre.
Sur son petit nuage, l’acteur amateur, également footballeur à l’OSM, s’étonne lui-même des répercussions produites par ses vidéos qui dépassent les frontières du Sud-Grésivaudan. Dans les couloirs des lycées de Romans, Valence, Grenoble, Annecy, Chambéry ou Annemasse, on évoque la médiatisation récente du talentueux Aissa. « Des gens m’ont reconnu à la gare de Marseille, cela m’a vraiment surpris car ce n’est tout de même pas la porte à côté » sourit-il. « Je suis en train de me créer un petit nom. Ce n’est pas encore grand-chose pour l’instant mais c’est un début prometteur. Ce serait un rêve de gagner toute la France mais il y a encore beaucoup de travail… » explique ce fan de Will Smith qui s’inspire de l'humoriste Will Aime mais tient à ne copier et ne dépendre de personne. « J’ai commencé seul et je veux finir seul » Mais si un jour un réalisateur a la bonne idée de faire appel à ses services, Aissa aura réussi son pari. « Aller au cinéma pour voir un film dans lequel je tourne serait extraordinaire. Il faut être patient, mais ce serait beau, un jour...» . C’est tout ce qu’on lui souhaite.

0 commentaires

Envoyer un commentaire