Un territoire engagé pour préserver la qualité de l'eau

Par Stéphane Perrin | Publié le 14 novembre 2017 à 16h02 | Modifié le 14 novembre 2017 à 16h14 | Vu 345 fois
Un territoire engagé pour préserver la qualité de l'eau
Les partenaires de la charte d'engagement. - © Stéphane Perrin

Mardi 7 novembre, la signature de la charte de préservation du captage des Chirouzes est venue confirmer un engagement fort des élus locaux et des agriculteurs de Saint-Romans et Saint-Just-de-Claix. Ensemble, ils vont continuer à œuvrer pour garantir la meilleure qualité d’eau potable aux habitants des deux communes.

La baisse de la teneur en nitrates de l’eau du captage des Chirouzes est spectaculaire. En 2012 déjà, après avoir atteint des pics à 90 mg/l, elle était descendue à 50 mg/l, au niveau du seuil réglementaire d’eau potable sans traitement. Les derniers résultats sont encore plus probants, avec un taux de 30 mg/l. Le taux de pesticides suit la même tendance. Mardi 7 novembre, juste avant que les partenaires signent une charte d’engagement pour la préservation de la qualité de l’eau du captage, Sébastien Jobert, chargé de mission au Syndicat intercommunal d’Eau Potable, d’Irrigation et d’Assainissement (Siepia), relevait : «Cela s’explique en grande partie par l’évolution des pratiques agricoles et du choix de la culture du noyer, moins polluante. Et puis, l’aménagement d’un réseau collectif d’irrigation puisant dans l’Isère a permis de moins tirer dans la nappe.» Cette démarche volontaire des agriculteurs a porté ses fruits, le captage des Chirouzes, classé "prioritaire",  étant le seul point d'alimentation de Saint-Romans et Saint-Just-de-Claix.

Le président du Siepia, Yvan Creach, confirmait l'engagement des élus : «Cela fait 30 ans que nous agissons. Les dernières analyses confortent cette démarche menée avec les agriculteurs.» Joël O'Baton, maire de Saint-Just, et Bernard Perazio, conseiller départemental, étaient tout aussi satisfaits de voir que les efforts ont payé. La limitation de l'emploi de produits phytosanitaires par les communes pour le désherbage a aussi pesé. Seule inquiétude de Bernard Perazio : la baisse annoncée des moyens dédiés à l'agence de l'eau.

Pérenniser la qualité de l'eau du captage des Chirouzes

Désormais, il s'agit de pérenniser la qualité de l'eau du captage. C'est dans ce sens qu'un plan d'actions sur cinq ans (2016-2020) d'un montant de 1,1 million d'euros vient d'être élaboré, officialisé par la signature de cette charte entre le Siepia, la chambre d'agriculture, l'agence de l'eau et le conseil départemental.  Les objectifs sont clairs : améliorer encore les pratiques des agriculteurs dans l'emploi des fertilisants et des pesticides, étendre le réseau d'assainissement collectif, diminuer la vulnérabilité de la nappe... Yvan Creach détaillait : «Un gros volet va porter sur le recueil des eaux de ruissellement de la RD 1532 en lien avec le Département.» De son côté, Jean-Claude Darlet, président de la chambre d'agriculture, faisait savoir que des expérimentations sont en cours sur des aires de lavage des noix, les phénols pouvant être nocifs lorsqu'ils s'infiltrent en grande quantité dans la nappe. Autres pistes de réflexion : privilégier le paillage, mieux gérer l'apport en fertilisants sans diminuer le rendement de l'exploitation... Jean-Claude Darlet en profitait pour mettre en exergue «l'esprit responsable de la profession.» Déjà, une chose est sûre, le transfert de la compétence "Eau et assainissement" à la Communauté de communes du Sud Grésivaudan le 1er janvier 2018 ne mettra pas en cause la parole du Siepia. Le vice-président, Jean Cartier, l'a garanti.

Stéphane Perrin

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