Gironde: nette amélioration sur le front du feu, premiers retours d'évacués, allègement en vue

Par AFP | Publié le 27 juillet 2015 à 19h23 | Vu 353 fois
Gironde: nette amélioration sur le front du feu, premiers retours d'évacués, allègement en vue

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Les premières de 600 personnes évacuées sous la menace de l'incendie en Gironde ont commencé lundi en fin d'après-midi à regagner leur domicile, après une "nette amélioration" sur le front du feu, qui devrait permettre d'alléger le dispositif mardi. D'importants moyens - plus de 600 pompiers - sont restés mobilisés au quatrième jour de lutte contre le feu qui a détruit 560 à 580 hectares de pinède, une surface inchangée depuis dimanche soir, malgré quelques reprises de feu lundi à l?intérieur du périmètre de l'incendie, d'environ 18 km. Le chef des pompiers de Gironde, le colonel Jean-Paul Decellières, a indiqué dans l'après-midi que "le travail réalisé cette nuit (de dimanche à lundi) et ce (lundi) matin permet de constater une très nette amélioration sur l'ensemble du chantier". Deux Canadair ont pourtant dû intervenir lundi, preuve qu'il reste "des zones brûlées à surveiller" à l'intérieur du périmètre du feu, a souligné l'officier à la presse, au PC opérationnel de Saint-Jean-d'Illac, à 20 km au sud-ouest de Bordeaux. "La météo et les efforts des pompiers motivent la décision" d'autoriser le retour des habitant, a expliqué le préfet de Gironde Pierre Dartout, en référence à la légère pluie tombée dans la nuit, et aux prévisions annonçant des précipitations pour mercredi. - Retour progressif, la lisière en dernier - Mais le retour des évacués devait se faire "progressivement en commençant par les rues les plus éloignées du front du feu", et il n'y aura pas de réintégration possible ce lundi "pour une dizaine de maisons situées en bordure de forêt", a mis en garde le préfet. Ces maisons-là, où la lutte contre le feu s'est parfois jouée à quelque mètres samedi, accueillent les installations de pompiers qui continuent d'intervenir et "qui, si tout va bien, pourront libérer les lieux mardi en fin de journée", a indiqué la mairie de Pessac. Quelque 600 personnes, 40 familles à Saint-Jean-d'Illac, et 80 à Pessac, avaient été évacuées par précaution vendredi soir, puis samedi, l'avance du feu menaçant deux quartiers construits en lisière de forêt. L'immense majorité des évacués avaient été relogés chez des amis ou parents et aucune habitation n'a été touchée par les flammes. Chez les évacués de retour chez eux, le soulagement, "notamment pour pouvoir surveiller ce qui se passe", le disputait encore à l'appréhension. "J'ai un sac avec des affaires de valeur, je ne le déballerai pas avant 8-10 jours, avant que les fumées et les camions de pompiers aient disparu", confiait à l'AFP Florence Lebon, tout juste revenue vers 18H00 dans sa maison de Toctoucau, à Pessac, avec fille, chien et lapin. Quelques instants auparavant, deux Canadair venaient de passer au-dessus de son domicile, en route vers un largage. - Un travail de fourmi - Outre ces largages, le mot d'ordre des pompiers lundi était la "sécurisation" au sol, le "travail en profondeur", avec des engins lourds retournant la terre, la noyant, pour éviter de nouveaux départs de feu. "Un travail de fourmi qui demande du temps et des moyens, beaucoup d'eau dans un sol composé de tourbes", a estimé le colonel Decellières. Le déploiement terrestre va pouvoir "diminuer progressivement" à partir de mardi, a annoncé l'officier. Et quelques-unes des colonnes de renforts arrivées samedi d'autres régions de France pourraient commencer à rentrer. "Le risque, bien que moins important, demeure", dans l'hypothèse de rafales ou de changements de direction, a mis en garde la préfecture, au terme du premier gros incendie de l'été, l'un des plus importants ces cinq dernières années en France. Les causes de cet incendie restaient inconnues, l'enquête n'excluant ni hypothèse criminelle ni accidentelle, mais ayant établi que l'incendie est parti en bord de route. En revanche, deux hommes interpellés samedi soir peu après un incendie à Naujac-sur-Mer, dans le Médoc, ont été déférés devant un magistrat à Bordeaux lundi. Cet incendie avait détruit quelque 20 hectares de pins, mais surtout forcé à détourner deux Canadair du grand incendie de Saint-Jean-d'Illac pendant plusieurs heures.

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