Saint-Marcellin : Le nouveau bureau de Coeur du Commerce regarde droit devant

Par Stéphane Perrin | Publié le 10 janvier 2018 à 11h08 | Modifié le 10 janvier 2018 à 11h21 | Vu 303 fois
Saint-Marcellin : Le nouveau bureau de Coeur du Commerce regarde droit devant
Les trois membres actuels du bureau souhaitent recruter toutes les bonnes volontés pour contribuer à la revitalisation du centre-ville. - © Stéphane Perrin

Ils sont trois à constituer à ce jour le bureau de l’association des commerçants et artisans de Saint-Marcellin, désormais présidée par Christophe Ghersinu. La structure sauvée, ils comptent contribuer activement au renforcement de l’attractivité de la ville dans un esprit de confiance avec la municipalité.

Il s’était porté volontaire pour intégrer le bureau «afin d’éviter que cette association importante disparaisse.» Quelques semaines après une assemblée générale extraordinaire qui a entériné la démission de Brigitte Vandermeersch, Christophe Ghersinu est le nouveau président de Cœur du Commerce. Le gérant du tabac-presse de la Grande Rue est épaulé par Véronique Montfort (librairie Le Marque-Page) et Anthony Buono (Reflex informatique).

D’emblée, il souligne : «Nous souhaitons tourner la page du passé et regarder vers l’avenir, avec un souci de transparence et de fonctionnement démocratique.» Le trio qui dirige désormais le groupement des commerçants et artisans ne compte pas tout révolutionner, mais il est déterminé à faire entendre sa vision de l’avenir du commerce de proximité.

Une rencontre «constructive» avec la mairie

Déjà, une rencontre organisée le 20 décembre en mairie avec les adjoints Raphaël Mocellin, Anne-Marie Rey Foity et Jean Briselet «s’est très bien passée.» Christophe Ghersinu détaille : «Nous avons obtenu l’assurance d’être associés de près aux projets relatifs au développement du commerce dans le centre-ville, dès le départ. Avec la municipalité, nous partageons le même objectif de diversification de l’offre commerciale afin d’attirer davantage de chalands.» Le nouveau président souligne : «Nous souhaitons travailler avec tout le monde dans un esprit de confiance, avec le désir de relayer les initiatives de la mairie pour animer le centre-ville. Il est clair que l’on a besoin de toutes les forces possibles pour rendre plus attractif Saint-Marcellin.» Au passage, il lance un appel : «Nous accueillons toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient rejoindre le bureau !»

Le buraliste poursuit : «Nous avons des idées, que nous présenterons début février aux 69 adhérents de l’association. Nous ne voulons rien imposer, mais susciter l’adhésion.» Parmi les pistes qu’il veut explorer, le bureau évoque les horaires d’ouverture des boutiques. L’accueil des consommateurs entre midi et 14 heures peut être un atout et attirer du monde en cœur de ville, «à condition de bien le faire savoir.»

Réfléchir à l’avenir du commerce de proximité

Christophe Ghersinu estime également que l’arrivée d’enseignes qui complètent l’offre commerçante actuelle peut être positive pour créer une dynamique. Mais il prévient : «Cela demande réflexion sur le type d’activité. On ne peut pas favoriser l’installation d’un commerce si c’est pour en faire mourir quatre parce qu’ils vendent la même chose !» Le nouveau président reconnaît toutefois que l’on ne peut rien interdire : «C’est la vie du commerce et de sa diversité, sachant que c’est le consommateur qui choisit et décide au final.» Autre sujet, le bureau se prononcera prochainement sur le plan de circulation en phase de test, «après avoir discuté avec les commerçants concernés.»

Déjà, l’urgence consiste à trouver une solution pour le contrat de la salariée de Cœur du Commerce. Mailys Philip bénéficiait d’un contrat aidé qui ne sera pas reconduit. «Or, sans permanent, on ne pourra rien faire», s’alarme Christophe Ghersinu. Il rappelle : «Même si nous sommes motivés à l’idée de nous investir pour le collectif, nous sommes des indépendants avec des affaires à faire tourner.» L’association ne disposant pas des fonds propres suffisants, le trio a entrepris des démarches pour obtenir une aide de la municipalité et du conseil départemental. Le président complète : «Nous allons aussi interpeller la députée, sachant que Saint-Marcellin a été retenu dans le plan de revitalisation des bourgs-centres.» Pour Coeur du Commerce, le temps presse.

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