Saint-Marcellin : Le budget 2018 abordé sous le signe de la stabilité

Par Stéphane Perrin | Publié le 13 février 2018 à 15h40 | Modifié le 13 février 2018 à 15h48 | Vu 924 fois
Saint-Marcellin : Le budget 2018 abordé sous le signe de la stabilité
Accompagné de l'adjointe aux Finances, le maire a tracé les grands axes du budget prévisionnel 2018. Il sera soumis au vote le 26 février. - © S. Perrin

Lundi 5 février, le débat d’orientation budgétaire n’aura pas donné lieu à de grands affrontements entre majorité et opposition municipale. Il faut dire que le budget prévisionnel de la commune devrait s’inscrire dans la lignée des précédents : pas de hausse d’impôts, de la rigueur et une enveloppe d’investissements proche du niveau de 2017.

Malgré les contraintes financières, principalement fixées par l’État, Jean-Michel Revol entend bien maintenir le cap. Lors du débat d’orientation budgétaire, lundi 6 février, le mairede Saint-Marcellin aura réaffirmé sa volonté de «faire des choix ambitieux pour maintenir un niveau de service qui rende la ville attractive.» Pour autant, les marges de manœuvre sont serrées. Principale nouveauté, la loi de finances 2018 impose aux collectivités de limiter à 2,1 % l’évolution de leurs dépenses. Dans le même temps, les dotations de l’État continuent de reculer légèrement (- 40 000 euros pour Saint-Marcellin en 2018).

Stabilité de la pression fiscale, des économies à rechercher

La majorité municipale ayant décidé de ne pas augmenter la pression fiscale, les économies nécessaires vont de nouveau porter sur les dépenses de fonctionnement. Le maire confirmait : «La poursuite de la maîtrise des charges de personnel va nous imposer de ne pas remplacer systématiquement les départs à la retraite tout en travaillant à l’optimisation de l’organisation des services.» Autre piste, la mutualisation des dépenses à l’échelle intercommunale, 2018 étant marquée par d’importants transferts de compétences. Un point qui laissait dubitatif Jacques Lascoumes, élu d’opposition : «L’opération devrait dégager des marges de manœuvre pour la commune. Or, je ne les vois pas vraiment apparaître...» Un autre point faisait en revanche l’unanimité : les aides aux associations seront maintenues au même niveau que l’an dernier, tandis que la contribution au CCAS sera revue à la hausse.

Au rayon des recettes, la municipalité va notamment pouvoir compter sur la manne de la concession de la distribution d’électricité à GEG (150 000 euros/an) et le produit des loyers des nouveaux commerces installés. «L’investissement consenti pour redynamiser le centre-ville commence à porter ses fruits», soulignait Jean-Michel Revol. Pour le reste, la situation financière est saine. Le maire indiquait : «L’inflexion des dépenses de fonctionnement permet d’afficher un taux d’épargne en légère hausse, avec une capacité d’autofinancement satisfaisante pour les investissements.»

Aux alentours de 3,5 millions d’euros d’investissements

Le premier magistrat évoquait également la possibilité de recourir à l’emprunt en 2018 ou 2019 pour financer de nouveaux investissements. Il faisait ainsi remarquer que «la capacité de désendettement de la Ville a été ramenée à moins de quatre ans, avec une dette limitée à 6,623 millions d’euros au 1er janvier.» Dans son intervention, Jacques Lascoumes allait revenir sur le sujet à sa manière : «À Saint-Marcellin, il y a surtout une dette physique, qui est l’état déplorable de la voirie.»

La pique ne perturbait pas Jean-Michel Revol. Il préférait insister sur les investissements prévus en 2018, de l’ordre de 3,5 millions d’euros, une enveloppe stable par rapport à l’an dernier (3,6 millions d’euros votés au budget primitif 2017). Les principales opérations porteront sur la poursuite de la revitalisation du centre-ville. Autres grands chantiers, la rénovation de l’école élémentaire du Centre, le réaménagement de la cuisine du Foyer et la 3e tranche des travaux de réseaux sur le secteur de l’avenue de Saint-Vérand. Au rayon des équipements sportifs, il est prévu de réaliser un terrain de football synthétique et de procéder à la réfection de deux courts de tennis. 

Christian Gruenzig (Saint-Marcellin Autrement) déplorait pour sa part que «rien ne soit prévu pour le club de rugby et la Jeanne d’Arc.» Le maire répondait en substance : «Pour le rugby, la question du stade Vallon doit s’intégrer dans une vision d’ensemble.» De fait, 2018 sera aussi marquée par la révision du PLU, «avec le souci de la transparence et de la concertation.»

STÉPHANE PERRIN

 

1 commentaires
  1. Grain de sel

    La dépense publique reste nettement en dessus de celles de villes de même taille, donc peut encore faire beaucoup mieux


    Signaler un contenu illicite

Envoyer un commentaire