Saint-Marcellin : Pour l'union commerciale, une renaissance au forceps

Par Stéphane Perrin | Publié le 21 février 2018 à 11h40 | Modifié le 21 février 2018 à 11h51 | Vu 839 fois
Saint-Marcellin : Pour l'union commerciale, une renaissance au forceps
Le trio à la tête de Cœur du Commerce a finalement pu compter sur l’engagement de quatorze commerçants pour l’épauler. - © © Stéphane Perrin

L’association Cœur du Commerce a repris sa marche en avant. Jeudi 8 février, le nouveau bureau a réussi à constituer trois commissions lors d’une réunion d’information qui a réuni une cinquantaine de commerçants de la ville. Non sans mal…

Soudain, le propriétaire de «À l’eau Pressing» se lève pour monter sur l’estrade de la salle de réunion de l’Espace Saint-Laurent. «Qui vient avec moi ?», lance Alexandre Panet. Alors que le nouveau bureau de l’union commerciale attendait fébrilement que des commerçants se portent volontaires pour intégrer des commissions de travail, les rangs allaient grossir autour de ce «leader» improvisé. Sans ce coup d’éclat, précédé d’un «coup de sang» du maire, Jean-Michel Revol, que serait-il advenu de Cœur du Commerce ?

C’est une page blanche qu’ont commencé à écrire jeudi 8 février le nouveau président, Christophe Ghersinu (tabac-presse Le Jaurès), Véronique Montfort (secrétaire) et Anthony Buono (trésorier). Pour ces jeunes commerçants motivés, rien ne pourra se faire sans l’implication du plus grand nombre. Le président avait annoncé la couleur dès le début de cette réunion d’information : «Qu’attendez-vous de l’union commerciale ?» La méthode est claire : c’est en associant tout le monde que le bureau souhaite réfléchir aux animations à mener pour créer du passage dans les boutiques, à la ligne à faire valoir auprès de la mairie en termes de développement de l’offre et de revitalisation du centre-ville... Son adjoint Raphaël Mocellin à ses côtés, Jean-Michel Revol prenait la parole : «Pour la collectivité, il est essentiel d’avoir un interlocuteur unique. C’est dans un esprit d’adhésion collectif que l’on arrivera à co-construire un projet partagé pour le cœur de ville.»

Des échanges francs, trois commissions constituées

Mais rapidement, les critiques tombaient sur l’expérimentation du sens de circulation, la saleté des rues, le manque d’écoute du cabinet d’urbanisme Interland… Alors que bien peu de commerçants voulaient s’engager dans l’association, le maire fulminait : «J’entends toutes ces critiques, mais à un moment, il faut que chacun s’implique.» Anthony Buono était sur la même longueur d’onde : «Attention à ne pas mettre la charrue avant les bœufs. La priorité est d’abord de remettre Cœur du Commerce en état de marche.» Message entendu.

Des volontaires allaient s’engager dans trois commissions : animation/communication, développement commercial et développement financier. Déjà, on évoquait des premières pistes, avec notamment la généralisation des «chèques-cadeaux» en allant prospecter les comités d’entreprises du territoire. Une idée séduisante «pour encourager la consommation dans nos boutiques plutôt que dans les grandes villes de la région.» Des jeux comme les Hivernales ou les Estivales ? Pourquoi pas, mais en faisant plutôt gagner plusieurs petits cadeaux qu’un seul gros… Véronique Montfort relevait : «En matière de communication, il s’agit de redonner une identité forte à Cœur du Commerce, mais aussi de bien faire circuler l’information en interne.»

L’argent, nerf de la guerre

La commission développement commercial va pour sa part «s’impliquer pour favoriser l’ouverture de nouvelles boutiques dans les locaux vacants.» Une démarche en lien avec l’opération de «redynamisation de bourg-centre», conduite par la municipalité. Reste le nerf de la guerre... Le trésorier indiquait : «Les cotisations des adhérents et la subvention de la municipalité sont nos seules ressources. Il faut voir comment nous pouvons faire rentrer plus d’argent pour les animations.»

Le défi est de taille, mais le constat est quasi unanime chez les commerçants présents : le centre-ville se meurt… S’ils ont été nombreux à insister sur «l’aberration» de l’expérimentation du nouveau schéma de circulation pour accéder à la place d’Armes, il semblerait que la question ne soit pas le seul enjeu pour rendre la ville plus attractive. Le message du maire avait été clair : «C’est collectivement que l’on y arrivera.»

 

1 commentaires
  1. Grain de sel

    Le premier devoir de la municipalité c’est d’offrir des parkings en ville plus nombreux sur un champ de mars goudronné avec un accès facile. No parking No business une vieille devise connue qui vient des USA


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