L’enfant du pays Denis Troussier prendra le volant de son nouveau bolide lors du Rallye de la Noix

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 15 octobre 2018 à 00h00 | Modifié le 16 octobre 2018 à 08h34 | Vu 4193 fois
L’enfant du pays Denis Troussier prendra le volant  de son nouveau bolide lors du Rallye de la Noix
Se faire plaisir, tel est le leitmotiv de Denis Troussier au volant de ses bolides. - © Martin Grenier

Après le Rallye de Saint-Marcellin cet été, les routes du Sud-Grésivaudan vont de nouveau être parcourues à haute vitesse lors du Rallye de la Noix de Grenoble, à Chatte, dont le départ se profile tout doucement. L’épreuve comptera cette année une nouvelle spéciale et qui verra le retour sur l’asphalte isérois du pilote local Denis Troussier. Celui-ci revient cette saison en compétition au volant d’un nouveau petit joujou, une DS3 issue de la galaxie PH Sport (leader français dans la préparation de voiture de rallye et rallye-raid), et un nouveau partenaire depuis le mois de mai. C’est le garage Costaz, aujourd’hui dirigé par Jean-Michel Pevet. 

«Le pilote repousse sans cesse les limites»

Pilote local connu et reconnu dans l’univers du rallye national amateur, Denis Troussier a décidé à 64 ans de se faire un ultime plaisir dans cette discipline qu’il affectionne en pilotant une DS3 construite pour la gagne. C’est en 1984 que le Saint-Marcellinois découvre le rallye lors d’une épreuve où il fait partie de l’assistance d’une équipe. Il tombe amoureux de cette discipline, dont il ne divorcera jamais. «J’ai toujours eu le goût de la conduite. Petit, je conduisais en rentrant de l’école les engins de travaux publics de mon père. J’ai appris à neuf ans à conduire sur une 2 CV», se remémore-t-il. Pendant plus de vingt ans, Denis Troussier a sillonné les routes de la région, et de la France, pour claquer le meilleur chrono, atteindre la première place et tout simplement se faire plaisir au volant. Simca 1000, R5 Turbo, BMW M3... les bolides se sont succédé dans son garage, le pilote ayant connu différentes générations de véhicules en sport automobile. C’est ainsi qu’il a pu assister, voire participer à l’évolution de la discipline. Il témoigne : «Les voitures de rallye actuelles sont plus performantes que celles d’il y a vingt ans. Elles ont une meilleure tenue de route. Elles collent à l’asphalte, elles sont donc logiquement plus sécurisantes et plus tolérantes à nos erreurs. Ces caractéristiques font qu’aujourd’hui, le pilote repousse sans cesse les limites. Car c’est sur ce dernier point qu’il pourra faire la différence face à ses concurrents.» Denis Troussier est toujours au volant de voitures à propulsion car elles offrent un style de pilotage atypique. Son terrain de jeu préféré a toujours été l’asphalte, même si, parfois, il n’a pas toujours été tendre avec lui. Comme sur le Rallye de la Noix de Grenoble, où sur plusieurs éditions, le Saint-Marcellinois a dû abandonner sa monture sur le bord de la route. Au volant de sa DS3, il espère aujourd’hui retrouver le haut du classement, comme lors de son dernier rallye cette saison, celui du Balcon Est, où il a conquis la première place.

 


«Le plaisir est dans la satisfaction de trouver le détail, le réglage qui fera évoluer la voiture»

Le pilote local puise sa motivation sans faille dans son plaisir d’être au volant bien sûr, mais surtout de préparer avec minutie sa voiture afin qu’elle atteigne la perfection. Il confie : «Le plaisir est dans la satisfaction de trouver le détail, le réglage qui fera évoluer la voiture dans la bonne direction et qui la rendra performante. Faire continuellement progresser la voiture, c’est ça pour moi le plaisir. C’est pourquoi je ne ferais jamais de rallye historique. Je n’ai pas envie de retourner en arrière. Je veux chercher la performance. Avec les voitures d’aujourd’hui, ultra-technologiques, c’est très intéressant et enrichissant pour un pilote de travailler dessus. Avant, 95?% de la voiture était préparée par nos soins, construite, réglée, réparée... Maintenant, le pourcentage est beaucoup moindre, ce qui fait que nous pouvons plus nous concentrer sur les détails.» Moins exigeante physiquement, mais plus intransigeante concernant la concentration, la DS3 fait déjà partie des modèles qui resteront gravés dans la mémoire de Denis Troussier : «La DS3, c’est un monde à part en comparaison avec mes précédentes voitures. Elle est l’aboutissement d’une carrière, c’est le top de la voiture sportive en rallye. Dans mes plus anciennes autos, je retiendrais la R5 Turbo. Là aussi, c’était quelque chose à part.» Sur les spéciales du 13e Rallye de la Noix de Grenoble le 27 octobre, Denis Troussier sera encore en rodage au volant de sa DS3, qu’il a en sa possession que depuis le mois de juin : «Il faut environ quatre ou cinq rallyes pour être performants, et surtout être bien dans l’auto, en confiance, et ainsi faire qu’elle nous corresponde parfaitement.» Pour son troisième rallye de la saison, le pilote espère tout de même réaliser une belle performance sur ses terres, malgré un parcours qui ne lui a pas toujours souri.

Aurélie Amieux

+ D’infos : Denis Troussier et sa copilote Isabelle seront au départ de la 13e édition du Rallye de la Noix de Grenoble les 26 et 27 octobre. Vous pourrez également rencontrer l’équipage lors des portes ouvertes du garage Costaz, les 18 et 19 octobre.

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