Raphaël Dubouchez de nouveau sur le toit du monde du culturisme

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 26 novembre 2018 à 11h00 | Modifié le 26 novembre 2018 à 11h29 | Vu 267 fois
Raphaël Dubouchez de nouveau  sur le toit du monde du culturisme
C’est grâce au soutien et aux conseils de son préparateur, Emilio Sanchez (au centre), que Raphaël Dubouchez est parvenu à décrocher ses titres. - © DR

À Madrid, lors des championnats du monde de culturisme naturel organisé il y a une quinzaine de jours par la Fédération internationale WNBB (World national bodybuilding), le Salvérien Raphaël Dubouchez a conquis pour une douzième fois le toit du monde dans sa catégorie des Master 1, +de 75kg et en couples. Deux nouveaux titres qui viennent clore une saison ponctuée de hauts et de bas, ainsi que de nombreux sacrifices.


D’intenses championnats du monde

De ces mondiaux en Espagne, Raphaël Dubouchez retiendra surtout l’intensité des émotions qu’il a ressenties tout au long de la journée de compétition comme il nous le confie : «Ce championnat a été très chargé en émotions, je suis passé par tous les états : le stress, le doute, la joie… Tout se bousculait, et c’était la première fois depuis bien longtemps que je ressentais ça.»

Du stress tout d’abord, avec le lancement de l’épreuve dans des conditions de préparations quelque peu compliquées en raison de loges exiguës et du niveau très élevé du plateau dans lequel concourait l’Isérois. «Ma catégorie était la plus importante de la compétition, il y avait beaucoup de pression, et après mon premier passage, j’avais d’énormes doutes sur mes chances de victoire. J’étais le plus petit, le moins imposant. J’ai dû réaliser quatre comparaisons où je me suis donné à fond sur les poses pour rester dans la course et devancer les adversaires dont le plus dangereux était l’athlète belge-allemand.» Après ce premier passage, ce sont les heures d’attente qui se sont lentement égrenées et, avec elles, le doute qui de plus en plus s’installe. Mais Raphaël Dubouchez va rapidement se recentrer sur sa compétition puisqu’il doit effectuer son passage dans la catégorie couples aux côtés de sa partenaire : Anne Miranda. Un passage où là encore, le plateau est de très haut niveau avec 12 athlètes en lice pour la victoire. Puis viennent les épreuves libres : «Je me suis défoncé sur mes deux passages libres (N.D.L.R. : en individuel et en couples) en mettant parfaitement en avant mes points forts», raconte Raphaël Dubouchez.


Les doutes, le stress, puis la délivrance

Passé toutes les épreuves, l’annonce des résultats arrive enfin pour le Français et toute l’équipe de France. Toujours inquiet sur ses chances de conquête d’un nouveau titre, le Salvérien partage avec nous ces dernières minutes d’attente insoutenable avant la délivrance chargée en émotions : «Les neuf finalistes sont appelés et un à un, les juges listent le classement du 9e au 3e où est prononcé le nom de l’athlète roumain, qui avait une masse musculaire plus importante que la mienne. À cet instant, je commence à me dire que j’ai peut-être mes chances. Puis, c’est l’annonce du second, cela devient insoutenable car les juges font durer le suspense. Quand le juge annonce que le deuxième est seulement à deux petits points du premier, le Français… Je craque littéralement. Je tombe à genoux et part en sanglots, pourtant ce ne sont pas mes premiers championnats mais il y avait tellement de tension, et puis surtout, tout m’est revenu en plein visage : les moments difficiles au cours de ma préparation, les problèmes de financement et de santé, la fatigue. C’était vraiment intense.»

Avec un douzième titre mondial, à 45 ans, le Salvérien est sur le toit du monde du culturisme naturel, une fierté qu’il tient à savourer pleinement, même s’il ne réalise pas encore complètement son exploit : «Aujourd’hui, plus personne ne peut remettre en question mes compétences, mon niveau. Par mon travail, je suis parvenu à battre tous mes adversaires, les plus grands, les plus costauds, les plus athlétiques… Tous ces sacrifices que j’ai faits ont payé.» Champion du monde également en couples, Raphaël Dubouchez a fêté dignement ces belles performances avec les autres membres de la délégation française, fier une nouvelle fois d’avoir porté les couleurs de la France sur la plus haute marche du podium.


2019, une année de transition

Les semaines à venir, le Salvérien va dans un premier temps récupérer de ces championnats puis, aux côtés de son préparateur, Emilio Sanchez, il va progressivement travailler à reprendre de la masse musculaire comme il nous l’explique : «Pour les championnats, j’ai perdu énormément de masse corporelle pour retrouver un peu d’énergie, je dois maintenant retrouver un poids de forme. L’année 2019 sera sans doute une année de transition, la nouvelle réglementation me permettant de rester sélectionnable en équipe de France durant deux ans et demi.»

Une année de récupération salvatrice pour le Salvérien pour qui le culturisme naturel est bien plus qu’un sport, c’est une philosophie de vie.

Aurélie Amieux


+ d’infos : Suivez le Salvérien sur ses pages Facebook : www.facebook.com/RaphaelDubouchez/?ref=settings, et www.facebook.com/100pour100rd.fr et sur sa chaîne Youtube.

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