Le Royans, terre de boxe thaï?

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 17 décembre 2018 à 10h34 | Modifié le 17 décembre 2018 à 10h46 | Vu 588 fois
Le Royans, terre de boxe thaï?
Les quatre médaillés bien entourés par les licenciés du club de boxe thaï du Royans, coachés par Deme Phonephetsalath (tee-shirt rouge, au centre). - © © Xaviera Bogaczyck

Depuis plusieurs années, la boxe thaï ou Muay thaï en Thaïlandais, a pris ses quartiers dans le Royans, et plus précisément au club de boxe thaï du Royans, à Saint-Laurent-en-Royans, présidé par Florent Olive. Une structure en pleine expansion qui compte de nombreux talents dans ses rangs, dont certains ont été récemment titrés.

Ils sont quatre, Florent Olive en «combat» ainsi que Margaux Personeni, Inès Sebie et Elies Belgherze en «assaut», à avoir ramené une médaille de la coupe régionale Auvergne-Rhône-Alpes de boxe thaï disputée fin novembre. Des titres qui viennent confirmer la nouvelle dimension qu’a acquis le club de Saint-Laurent-en-Royans depuis plusieurs saisons. Des athlètes au grand talent, parfaitement développé par leur entraîneur Deme Phonephetsalath, un maître dans la discipline, originaire du Laos et qui a été champion de France, d’Europe et du monde. Il a par ailleurs été le coach de Nancy Joseph, boxeuse française à l’impressionnant palmarès avec de multiples titres de championne du monde dans diverses disciplines. Aujourd’hui, c’est la soixantaine de licenciés du club qui profite des conseils avisés et experts du coach thaïlandais. «Tous les ans, nous avons de deux à trois nouveaux inscrits, et nous connaissons une recrudescence d’adhérents chez les tout-petits et les filles. Cette augmentation s’explique par le changement des mentalités vis-à-vis de la boxe thaï et par l’état d’esprit qui règne au sein du club. Nous ne faisons pas une course à la compétition ni à la réussite. Chacun vient au club avec ses objectifs pour simplement pratiquer une activité sportive, boxer pour se défouler ou pour faire des compétitions etc. De plus, à Saint-Laurent-en-Royans, il règne une bonne ambiance, car nous sommes tous attentifs à la sécurité des uns et des autres», explique Florent Olive.

Les JO pour aider à donner une meilleure image de la boxe thaï

Discipline toujours victime d’une mauvaise image : sport de combat trop violent, sport de rue… la boxe thaï a pourtant mené un travail assidu de communication pour tenter de redorer son blason, ce à quoi elle est parvenue, comme le confirme le président du club lauroyen : «Les arts martiaux sont une école de la vie : ils vous apprennent l’humilité, le respect, et de par l’entraînement très exigeant et rigoureux, ils vous forcent à avoir un bon état d’esprit. De plus, la boxe thaï a de moins en moins mauvaise presse, car les jeunes s’y intéressent mais aussi parce que la discipline pourrait intégrer les jeux Olympiques en 2024. Ce qui participerait à donner une autre image du Muay thaï.»

Prochaines échéances : les championnats régionaux

En attendant cette possible entrée au sein des jeux Olympiques, et dans un avenir plus proche pour le club de Saint-Laurent-en-Royans, la prochaine échéance sera les championnats régionaux, qualificatifs pour les championnats de France. Les épreuves dites de «combats» auront lieu le 13 janvier et celles dites d’«assauts» le 20 janvier . Des compétitions de haut niveau où les Lauroyens ont de bonnes chances de réussite, notamment Elies Belgherze qui a obtenu son titre de champion de la ligue Auvergne Rhône-Alpes en moins de 74 kg, après seulement trois mois de pratique et à seulement 14 ans : «Pour l’instant, je fais que de l’assaut, mais à l’avenir, je souhaite monter en catégorie supérieure et faire du combat. J’ai pratiqué des sports collectifs comme le foot, mais j’aime plus la boxe thaï pour ses aspects physiques, techniques, tactiques et de contact.» Une exigence qui a également plu à Margaux Personeni et à Inès Sebie qui après trois années d’entraînements à Saint-Laurent-en-Royans, ont déjà atteint un très haut niveau. Un niveau qu’elles aimeraient d’ailleurs maintenir en parallèle de leurs études même si cela semble compromis : «Cette année, c’est déjà un peu plus compliqué que les précédentes car c’est l’année du bac. Je risque d’ailleurs de devoir arrêter la boxe thaï plus tard, car cela va être difficile de concilier ce sport avec mes études de médecine», confie Inès Sebie. Le dilemme est moindre pour Margaux Personeni qui se questionne plus sur son évolution dans cette activité, à savoir passer en catégorie «combat».

Mais d’ici là, et en attendant de trouver des réponses à leurs réflexions, les Laudroyens devront se concentrer sur leur préparation sous les conseils de Deme, en vue de la conquête de nouveaux titres ou pour le simple plaisir de pratiquer la boxe thaï entre amis.

Aurélie Amieux

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