Laissez-vous émerveiller par les crèches

Par Rédaction | Publié le 22 décembre 2018 à 07h00 | Modifié le 28 décembre 2018 à 17h35 | Vu 558 fois
Laissez-vous émerveiller par les crèches
La crèche saint-marcellinoise est visible tous les jours jusqu’au 6 janvier, et dimanche 23 décembre de 14 h 30 à 16 h 30. - © Maxime Gaillard

Alors que le temps de l’Avent a débuté et que Noël approche, les crèches qui sortent de l’ordinaire, les crèches vivantes et les spectacles sur Noël fleurissent un peu partout dans le Sud-Grésivaudan et plus largement dans le département.

Comme tous les deux ans, la cathédrale Notre-Dame de Grenoble accueille le festival des crèches (jusqu’au 6 janvier, tous les jours de 10 h à 19 h). Les crèches exposées ont toutes été réalisées par les élèves des établissements de l’enseignement catholique du département. Ces créations uniques ont été confectionnées à partir de matériaux divers : verre, plastique, papier… L’une des crèches les plus étonnantes du département est sans doute celle qui se trouve à l’intérieur de l’église de Saint-Christophe-sur-Guiers (ouverte tous les jours, jusqu’au 27 janvier, de 10 h à 18 h). Elle est l’œuvre d’Henri Jay, qui consacre chaque année, depuis plus de trente-cinq ans, des centaines d’heures à enrichir sa crèche. S’étalant sur 25 m2, cette crèche monumentale comprend notamment 70 bâtisses éclairées et trois troglodytes, réalisés à partir de calendriers périmés auxquels il donne une nouvelle vie. Ces villages sont peuplés de 488 santons et 415 animaux.

Crèches vivantes

Dans de nombreuses communes de l’Isère, des figurants en costumes d’époque reproduiront la scène de la Nativité. Ce sera ainsi le cas en l’église Saint-Jacques, à Échirolles (le 21 décembre au soir), en l’église Saint-Christophe-de-Prédieu, à Saint-Égrève (le 24 décembre, à 16 h 30) et au gymnase de Pajay (les 23 et 24 décembre, à 17 h).

Sur le chemin des crèches provençales en Sud-Grésivaudan

Une crèche provençale a pris place dans l’église de Bessins, jusqu’au 30 décembre (visites du mardi au dimanche, sauf le jour de Noël, de 14 h 30 à 17 h). Toujours renouvelée, cette crèche met en scène plus de 150 santons, modelés dans l’argile provençale et habillés de tissus d’époque. Quatre crèches miniatures seront aussi exposées le 23 décembre, et pour les admirer, il vous faudra vous munir d’une loupe. Danielle Carrère est enseignante, marseillaise, du moins provençale, et a élu domicile à Bessins. Voilà neuf ans que cette amoureuse de la Provence, réenchante les visiteurs dauphinois du Sud-Grésivaudan en reconstruisant, à chaque fin décembre, ce qui constitue le berceau de la chrétienté, à savoir la crèche. Cette année, Danielle Carrère a réinventé, pour le bonheur des visiteurs, le chemin des crèches personnalisées qui déambule de Bessins à Saint-Appolinard, en passant par Murinais, Saint-Antoine-l’Abbaye, Chatte, Chevrières et Saint-Marcellin. C’est ainsi que les amoureux de Noël pourront revisiter ce qui fait l’originalité de la fête de la Nativité, comprendre pourquoi ce sont les bergers qui sont devenus les oracles de Dieu, à travers la pastorale, mais aussi réapprendre que la sainte famille est constituée de Marie, Joseph et Jésus, sans oublier l’âne et le bœuf, enfin l’explication de l’existence des santons, leur histoire à travers les temps, d’abord faits de mie de pain puis, modernité oblige, transformés en argile, cuits à 950 degrés, puis compressés avant d’être habillés de tissu ou de peinture pour leur donner vie. L’histoire de la naissance du Christ racontée par Danielle Carrère, mérite le déplacement. L’auteur de ces lignes a fait le voyage à travers le Sud-Grésivaudan pour admirer ces crèches qui ont été un ravissement pour les yeux. « N’aie pas peur, tant que j’ai ma flamme, nous pourrons allumer les autres bougies. Je suis l’Espérance ! », c’est ainsi, selon la Bible, que l’enfant prit la bougie de l’espérance et alluma les autres. Avec l’Espérance, il y aura aussi la Foi, la Paix et l’Amour… Le mystère de Noël, c’est aussi le Nôtre. Ce petit enfant de Bethléem, qu’on appela Jésus, c’est le royaume des cieux, et il faut l’accueillir au plus intime de nous-mêmes. Cette quête du sublime, c’est ce qui anime Danielle Carrère quand elle recommence chaque année cette tâche de reconstruction qui s’apparente à une main tendue vers celui ou celle qui est dans le besoin.

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