En 2019, rendez-vous au musée

Par Cécile Alibert | Publié le 29 décembre 2018 à 07h00 | Vu 218 fois
En 2019, rendez-vous au musée

S’aventurer à Saint-Antoine-l’Abbaye revient à faire un bond dans le temps. Chaque coin transpire l’histoire du village médiéval. Un patrimoine loin de laisser insensible l’œil du visiteur, encore faut-il le comprendre. C’est toute la mission du musée, qui organise chaque année des expositions et participe à une série d’événements. Lever de rideau sur la prochaine saison avec la directrice, Géraldine Mocellin.

Géraldine Mocellin est une femme occupée. « C’est une fin d’année sur les chapeaux de roues ! », s’exclame la directrice du musée départemental de Saint-Antoine-l’Abbaye. Heureusement, la conservatrice déléguée des antiquités et objets d’art de l’Isère peut compter sur l’aide de son équipe, dont Lola Graillat, chargée de la valorisation culturelle, et Annonciade Demeulenaere, pour l’action éducative. à peine la saison achevée, tous les regards se tournent déjà vers 2019, qui s’annonce chargée. Car aux rendez-vous incontournables, viennent s’ajouter des initiatives inédites. 


Une année 2018 « extrêmement positive »

Le 9 décembre, la saison 2018 s’est terminée par le traditionnel concert de clôture, qui a réuni pas moins de 476 personnes dans l’église abbatiale. Une « sorte d’apothéose » venue conclure une année « extrêmement positive sur le plan de la fréquentation, se réjouit Géraldine Mocellin. Nous avons accueilli 48 299 visiteurs, soit une augmentation de plus de 15 % »

Cette hausse concerne aussi bien les événements que les expositions temporaires et les ateliers d’été. Elle s’explique non pas tant par la programmation, chaque année « de qualité égale », mais plutôt par les visiteurs toujours plus nombreux à venir découvrir Saint-Antoine-l’Abbaye. L’exposition Vous avez dit mandragore ?, portant sur le thème accessible de la médecine, a également su « trouver son public »

 


Mars 2019, une date anniversaire

2019 se veut tout aussi importante, si ce n’est plus, car sera célébrée une date anniversaire capitale dans l’histoire de l’un des plus beaux villages de France. L’année marque en effet le neuvième centenaire de la dédicace de la première église, autrement dit du « premier sanctuaire qui aurait été consacré par le Pape Calixte II en mars 1119 ». La programmation de la saison se voudra donc en accord avec cette thématique.

A partir du 4 mars, le public est invité à découvrir, dans la salle voûtée des Grandes écuries, Esprit de poudre, parfums d’esprit acte II. Cette exposition temporaire rassemblera encore la collection de Philippe Gayet, mais cette fois « avec un autre aspect du poudrier, dans son écrin »

Difficile de se rendre à Saint-Antoine ? Sachez que certaines œuvres de Jean Vinay, dont le musée possède une grande partie de la collection suite à une dotation faite au Département en 1979, s’exporteront « hors les murs ». à découvrir dès fin mars à la Maison Ravier à Morestel, dans le Nord-Isère. 

Le 30 juin, rendez-vous pour l’événement phare de la saison, l’ouverture de Chemins d’étoiles, reliques et pèlerinages au Moyen âge. « C’est une exposition au cœur de laquelle prendra place un chef-d’œuvre du musée national du Moyen Âge de Cluny dans le cadre du dispositif ministériel "La culture près de chez vous", s’enthousiasme la directrice. Nous accueillerons ainsi une tapisserie du XVe siècle, L’Histoire de l’enfant prodigue» Le musée de Saint-Antoine a en effet été sélectionné pour faire partie de l’opération visant à mettre à la portée de tous des œuvres emblématiques loin des grands centres culturels.


Chantiers d’envergure

Enfin, la saison verra le lancement de plusieurs chantiers d’envergure. D’abord, le début d’une étude géophysique destinée à retrouver et à interpréter les traces du passé, à partir des découvertes réalisées en amont. En 2018, ce fut par exemple « un ensemble médiéval aux portes du site abbatial, qui pourrait correspondre à l’ancien hôpital connu au XIIIe siècle ». L’objectif d’ici 2020 : réaliser une modélisation en 3D afin d’offrir au public « une cartographie du site pour aider à comprendre ce qu’on ne voit plus aujourd’hui ».    

La nouvelle année marquera aussi la restauration, durant quinze mois, des peintures de Marc Chabry, qui se fera non plus dans les ateliers mais directement dans l’église abbatiale. Eglise dont la façade occidentale fera bientôt l’objet d’une importante et « urgente » restauration. 

Récurrents ou inédits, ces rendez-vous devraient à nouveau séduire les visiteurs. « Il y a encore des choses à faire dans le développement touristique, annonce Géraldine Mocellin. Le village de Saint-Antoine pourrait être davantage connu. » D’où l’importance de proposer des expositions et des événements ayant pour objectif de favoriser un tourisme culturel plutôt qu’un tourisme de masse. Car « ce qui fait le charme, c’est que ce soit un site préservé ».

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