2019 : une saison ambitieuse pour le pilote moto Florian Pelegrin

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 14 janvier 2019 à 12h26 | Modifié le 14 janvier 2019 à 14h14 | Vu 724 fois
2019 : une saison ambitieuse  pour le pilote moto Florian Pelegrin
Florian Pelegrin ( à droite) lors de la présentation de sa nouvelle monture. - © DR

Cette année sera sous le signe du renouveau pour le pilote moto Florian Pelegrin. Après une saison pénible et laborieuse en raison de problèmes mécaniques récurrents, le Saint-Gervaisien a ressenti le besoin de se lancer dans une nouvelle aventure, celle du championnat Promosport, en catégorie 1000 cm3.

C’est en 2014, après un titre de vice-champion de France en catégorie 500 cm3, que Florian Pelegrin a intégré le peloton des 600 cm3. Si cette première année a été pleine de promesses avec d’excellents résutalts, 2015 a été une année noire en raison des nombreuses chutes et blessures que connut le Saint-Gervaisien, l’empêchant de prendre le guidon pour réaliser un championnat complet. Mais à force de volonté, l’Isérois est remonté sur sa machine, et a effectué trois nouvelles saisons en 600cm3. Des années ponctuées de hauts et de bas avec des séries de problèmes mécaniques comme en 2018. Florian Pelegrin nous raconte son dernier championnat : «J’ai plutôt bien entamé la saison avec ma nouvelle moto, j’étais toujours dans le peloton de tête, au plus près des meilleurs. Mais, j’étais trop limité par ma machine par rapport à mes concurrents directs. Si je la poussais trop, c’était automatiquement la sortie de piste et je risquais de me blesser. J’ai donc joué le Top 5 tout en étant limité. Puis, après la troisième course du championnat, la mécanique s’est enrayée, au sens propre comme au sens figuré. Lors de la quatrième course, au Mans, au départ de la première manche, le boîtier des faisceaux électriques s’est mis en défaut. Ma moto s’est coupée net et un autre pilote m’a violemment percuté. Le choc a été très dur. Ce problème de faisceau a été présent tout au long de ma saison, dès les séances d’essais, et ce malgré les nouvelles pièces fournies par les développeurs de la machine. Le Mans a été le tournant de ma saison.»

Cet accident qui aurait pu avoir des conséquences bien plus graves, a fait remonter à la surface les velléités du Saint-Gervaisien de piloter en catégorie 1 000 cm3. «Cette catégorie se déroule dans le même championnat Promosport que les 600 cm3, elle se tient donc sur les mêmes circuits et au cours des mêmes week-ends. Mais, j’avais fait le tour de la 600 cm3, je sentais que je ne pouvais pas aller plus loin avec ces machines. C’est pourquoi je pars en 1000, et puis cela me permettra de me préparer pour peut-être participer aux 24 Heures du Mans.»

 


Et si 2019 était marquée du sceau des 24 H du Mans

Une course mythique en auto mais aussi en moto et qui est le principal rêve de Florian Pelegrin. Mais pour y parvenir, il faut au préalable trouver une équipe, et pouvoir payer son guidon. Il révèle : «L’endurance a toujours été ma priorité, j’y pense depuis très longtemps. Mais en France, en endurance, les courses sont peu nombreuses, il y a les 24 Heures du Mans, le Bol d’or, la coupe de France, l’Ultimate cup et c’est tout. Pour pouvoir participer aux 24 H du Mans, il faut intégrer une équipe et surtout avoir les moyens de payer sa place, un engagement qui tourne autour des 2 000 €. Une fois cette étape franchie, il faut pour le jour de l’épreuve, être prêt physiquement et techniquement. C’est pourquoi, je me suis engagé en catégorie 1 000 cm3, car c’est ce qui se rapproche le plus de l’endurance. Rien n’est encore calé, mais en 2019, il se pourrait bien que j’aille faire un tour ou plus au ?Mans…»

Les 1 000 cm3, une catégorie que le Saint-Gervaisien est impatient d’intégrer, sentant que son style de pilotage correspond mieux aux 1 000 qu’aux 600 : «Comme je le disais, les circuits sont les mêmes, il me faudra juste changer mes repères en revoyant mes zones de freinage, mes points de cordes, etc., mais en quelques tours, cela sera vite réglé. Dans cette catégorie, la différence entre les pilotes se fera sur des circuits où il y a peu de lignes droites et qui sont étroits, comme le circuit de Carole (Seine-Saint-Denis) ou de Croix-en-Ternois. Sur des tracés comme Le Mans et Magny-Cours, très larges, typés autos, les niveaux seront similaires. Pour cette première année, j’aimerais jouer le Top 10, le Top 5 étant occupé par des pilotes de haut niveau, qui ne font que ça !»

Durant la trêve hivernale l’année dernière, Florian Pelegrin avait effectué une pige au championnat AMV cup du Trophée Andros à Lans-en-Vercors, mais pour cette année, le pilote restera au chaud, à la maison, il explique : «Je préfère rester tranquille cette année pour éviter tout pépin physique, et ainsi commencer sereinement cette saison en Promosport 1 000.» Et pour savoir comment débutera cette nouvelle saison ambitieuse pour Florian Pelegrin, il vous faudra attendre jusqu’au 23 mars et la première épreuve à Nogaro, dans le Gers. D’ici là, le Saint-Gervaisien aura le temps de préparer sa nouvelle monture, et de travailler sa préparation physique pour qui sait, peut-être inscrire son nom sur la liste des engagés à la mythique course des 24 Heures du Mans.

Aurélie Amieux

 

Portrait chinois

— Si tu étais un animal, tu serais… un chat,
parce qu’il retombe (presque) toujours sur ses pattes.

— Si tu étais un plat, tu serais… une pizza jambon-fromage, parce que je suis sûr de ne pas être déçu.

— Si tu étais une couleur, tu serais… le bleu,
parce qu’elle représente la loyauté, la sérénité.

— Si tu étais une saison, tu serais… le printemps,
parce que les jours rallongent et qu’il ne fait ni trop chaud,
ni trop froid.

— Si tu étais une musique, tu serais… AC/DC Back in black,
parce que ça réveille !

— Si tu étais un objet, tu serais… un couteau suisse,
parce que c’est polyvalent.

— Si tu étais une boisson, tu serais… le Coca-Cola,
parce que j’adore ça !

— Si tu étais un film, tu serais… Slumdog millionaire,
parce que comme l’acteur principal, je ne perds jamais espoir même dans les situations les plus difficiles.

— Si tu étais un monument historique, tu serais… la tour
de Pise, parce que bien souvent rien ne se passe comme prévu.

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