Le sport, un segment essentiel de l’ADN de Saint-Marcellin

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 28 janvier 2019 à 09h49 | Modifié le 28 janvier 2019 à 10h13 | Vu 566 fois
Le sport, un segment essentiel de l’ADN de Saint-Marcellin
L’objectif de Bernard Festivi pour les prochaines années est de créer grâce au sport, une dynamique coopérative. - © Aurélie Amieux

Élue ville sportive en 2013 par le journal «L’Équipe», Saint-Marcellin a le sport dans son ADN. Ainsi, plus de 40 associations sont présentes sur le territoire, proposant une offre sportive diverse et de haut niveau. Des activités et des ambitions soutenues par la municipalité qui voit dans le sport un facteur sociétal important. Retour sur cette politique avec Bernard Festivi, adjoint aux sports.

Très tôt dans son histoire, Saint-Marcellin a dédié une place importante au sport. Plusieurs associations ont d’ailleurs déjà fêté leurs 100 ans d’existence. Une longévité et une réussite synonyme de fierté pour Bernard Festivi, qui y voit la concrétisation d’un travail de longue haleine pour faire du sport un vecteur de lien social. Dans le prolongement de cette dynamique positive, la Ville s’est attachée à développer ces dernières années quatre secteurs : le sport chez les jeunes, le sport santé, le sport pour les personnes handicapées et le sport féminin. «Depuis 2014, la municipalité a une importante politique d’investissement concernant le sport. Au-delà des subventions allouées aux associations, au-delà des aides indirectes (financement de tous les fluides tels que l’eau, l’électricité, le chauffage N.D.L.R.) et des aides à la pratique sportive comme celle mise en place pour les primaires, nous œuvrons à rénover les infrastructures. Ainsi, depuis 2014, nous avons remis en état le gymnase Carrier, le stade La Saulaie pour 750 000 € et le gymnase de La Saulaie pour 700 000 €. Nous mettons également à disposition des clubs des locaux etc.», explique Bernard Festivi.


Des projets sportifs construits sur le long terme

Une politique sportive s’engage toujours dans une vision à long terme, un point que tient à souligner l’adjoint à la vie sportive lorsqu’il aborde les projets en cours et ceux qui devraient être finis au terme du mandat de la municipalité : «La fin du mandat approche rapidement. Dans ce contexte, nous nous sommes arrêtés sur trois projets. Le premier est la création de la pelouse synthétique à la place du stade Sorenzo. Elle devrait être opérationnelle d’ici fin 2019, début 2020. Autre projet en cours, la construction de terrains de tennis couverts. Nous avons déposé une demande de subvention auprès de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui est en partenariat avec la Fédération française de tennis. Nous devrions avoir prochainement un retour. Enfin, dernier projet en construction, la mise en place d’un complexe sportif dédié au club de rugby du Saint-Marcellin Sports. Deux terrains et un club-house seront mis à leur disposition derrière la Maison de santé. Le stade Carrier ne répond plus à certaines normes de sécurité.»


Une étroite collaboration avec les associations

Au fil des années, une étroite collaboration s’est tissée entre les associations et la municipalité, l’objectif étant de valoriser le travail des bénévoles ainsi que la dynamique sportive de la Ville. Une collaboration qui prend diverses formes telles que les aides, la valorisation du sport auprès des 11-19 ans et la signature d’une charte établie avec les associations, sur laquelle revient Bernard Festivi : «Notre charte s’inspire des 100 ans de la loi 1901. Pour cet anniversaire, une charte de la vie associative a été signée entre l’État et la Conférence permanente des coordinations associatives. Notre volonté était de proposer un encadrement clair, tout en rappelant les droits et les devoirs de chacun et en donnant une reconnaissance aux bénévoles. Cette charte a été élaborée avec les associations, ce qui démontre une certaine évolution des mentalités. Il y a une profonde prise de conscience des clubs sur les questions logistiques, budgétaires… Ils prennent conscience des contraintes et ils font preuve d’un important esprit d’initiative et de dynamisme.»

Investir, accompagner, reconnaître, tels sont les mots-clés de la politique sportive saint-marcellinoise pour qui le sport est un fort lien social, une bouffée d’oxygène indispensable au quotidien de certains pratiquants. C’est pourquoi la municipalité effectue un important travail de médiation, comme le révèle l’adjoint : «Au travers de nos actions, c’est le sport que nous voulons défendre. Pour cela, nous sommes à l’écoute des clubs en étant plus proches d’eux et dans un travail de collaboration.» C’est également dans cette optique que Saint-Marcellin pense créer de nouveaux rendez-vous annuels tels que la fête du sport, afin de lancer cet élan collectif. Il confie : «Pour les années à venir, nous songeons à organiser une grande fête dédiée au sport, au cours de laquelle nous aurions réuni notre fête du sport et Les Olympiades de l’autonomie. Si nous parvenons à la planifier pour cette année, elle se tiendrait soit le 22 juin, soit le 29 juin. L’idée est de mettre le sport au centre de l’attention et qu’il soit en "action ".»


Mutualisation et diversité sportive au programme des prochaines années

L’avenir sportif saint-marcellinois passera également par le développement d’une classe sport avec des horaires aménagés. Actuellement, au collège Le Savouret, les collégiens bénéficient d’horaires particuliers pour pouvoir pratiquer le football et la danse. «L’objectif final est de parvenir un jour à créer une classe multisport pour développer la diversité sportive, ainsi que la communication entre les associations», précise Bernard Festivi.

Autre domaine par lequel le sport saint-marcellinois verra son développement et sa pérennisation selon l’élu : la mutualisation. «La mutualisation peut permettre de renforcer les clubs, de leur faire faire des économies et de préserver leur haut niveau sportif, car par la mutualisation des infrastructures, la qualité des entraînements sera sauvegardée.»

À la fin du mandat de l’équipe municipale actuelle, l’investissement pour la vie sportive saint-marcellinoise devrait atteindre les trois millions d’euros. Une somme conséquente, mais qui va au-delà du simple domaine sportif en intervenant également dans les champs économique et sociétal de la ville, en «créant une véritable dynamique coopérative».

Aurélie Amieux

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