Deux haltérophiles de l’Athlétic-Club aux championnats d’Europe

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 08 avril 2019 à 09h48 | Modifié le 08 avril 2019 à 10h13 | Vu 573 fois
Deux haltérophiles de l’Athlétic-Club aux championnats d’Europe
Israël Kaïkilekofe et Enzo Menoni participeront cette semaine aux championnats d’Europe seniors d’haltérophilie à Batoumi. - © DR

Saint-Marcellin, c’est une région au riche patrimoine, c’est un fromage du même nom devenu célèbre, un rallye, un Festival Barbara et… un club d’haltérophilie nationalement et bientôt internationalement connu. En effet, deux athlètes de l’Athlétic-Club Saint-Marcellin, Enzo Menoni et Israël Kaïkilekofe ont été sélectionnés en équipe de France pour participer aux championnats d’Europe seniors qui se tiendront du 5 au 12 avril à Batoumi, en Géorgie. Interview croisée avec les deux haltérophiles, avant leur départ pour la Géorgie pour représenter haut les couleurs de la France et de Saint-Marcellin.

• Quelle a été votre réaction à l’annonce de votre sélection ?

Israël Kaïkilekofe : J’ai été très heureux. Heureux également d’avoir à mes côtés pour cette compétition Enzo. Mais, ce n’était pas non plus une grande surprise, car nous avions atteint les minima exigés pour nous qualifier et dans nos catégories respectives, nous ne sommes pas nombreux, ainsi la sélection est moindre. Je reste tout de même très content parce que ces championnats d’Europe faisaient partie de mes principaux objectifs cette saison.

Enzo Menoni : Comme Israël, je suis extrêmement heureux de cette sélection, d’autant plus qu’il est très rare que deux athlètes du même club soient choisis. Cette double sélection prouve qu’à l’Athlétic-Club Saint-Marcellin, avec des petits moyens, on parvient à faire de grandes choses, et que le niveau des athlètes est très haut.


• Quels seront vos objectifs pour cette compétition ?

E.M. : C’est une épreuve où le niveau sera très élevé, car de nombreux athlètes jouent pour une place qualificative aux jeux Olympiques. Ainsi, aller chercher une place au classement général n’aura pas trop d’importance. L’essentiel est qu’on puisse engranger le maximum d’expérience. Je suis de retour d’une grosse blessure, donc, si je parviens à me classer 10e ou 12e, ce sera déjà une bonne chose.

I.K. : Ces championnats d’Europe font partie de mes objectifs de cette saison, car je reviens également de blessure, cela va me permettre de voir où je me situe physiquement par rapport à la concurrence.

« L’essentiel est d’engranger de l’expérience », Enzo Menoni

• Que représente pour vous cette nouvelle étape dans votre carrière ?

E.M. : Nous avons tous les deux 21 ans, en haltérophilie, on dit que le pic de forme vient vers l’âge de 27 ans. Nous avons donc encore quelques années devant nous. Ces compétitions nous permettent d’engranger de l’expérience, de gérer le stress, de jauger les athlètes qui seront dans les années à venir nos concurrents directs.


• Comment abordez-vous « moralement » cette épreuve ?

I.K. : Sans trop de stress. Je vais essayer de revenir sur mes anciennes performances de barre et tout donner le jour J, sans pour autant me prendre la tête.

E.M. : Nous n’avons pas vraiment la pression de la conquête de la médaille : c’est une compétition pour nous permettre d’acquérir de l’expérience.


• Et avec l’équipe de France, comment cela se passe-t-il, et combien êtes-vous ?

E.M. : Globalement, il y a un bon esprit d’équipe. Nous sommes neuf (cinq garçons et quatre filles) à partir, il y a on pourrait dire deux groupes : celui des anciens et celui des plus jeunes dont nous sommes plus proches. Parmi le groupe des anciens, certains arrivent à l’âge limite de la performance pour les JO : leur qualification en Géorgie sera donc très importante car peut-être la dernière. C’est moins le cas pour Israël et moi.

I.K. : En effet, si je n’ai pas de douleurs ni de blessures et si je peux tenter dès cette année une qualification pour les jeux Olympiques, alors j’essaierai, mais rien n’est sûr. Les sélections sont très dures même si cela semble impossible, avec du travail et une année propre, cela peut arriver. Je travaille tout au long de l’année à l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) pour y parvenir.

« Je donne la priorité à la compétition », Israël Kaïkilekofe

• Comment se déroule votre préparation en vue de ces championnats d’Europe ? Est-ce facile de travailler avec un nouveau coach ?

I.K. : Me concernant, cela ne me change pas du tout puisque l’un des trois entraîneurs de l’équipe de France et mon coach à l’année à l’Insep. Il me connaît donc très bien, ce qui n’est pas le cas pour Enzo.

E.M. : Effectivement, je m’entraîne une grande partie de la saison à l’Athlétic-Club Saint-Marcellin. Ainsi, les entraîneurs ne me connaissent pas à 100 %. Quelques semaines avant la compétition, tous les athlètes de l’équipe de France sont en stage durant sept jours. On réalise d’abord des entraînements collectifs, puis individuels pour une meilleure gestion de notre passage dans notre catégorie. Concernant le programme des entraînements, on a déjà bien travaillé le foncier en réalisant des exercices pour soulever notre charge maximale. Puis, plus on va se rapprocher du jour de la compétition, moins nous ferons de longues séances d’entraînements. Si actuellement, on s’entraîne trois heures par jour, la semaine des championnats on descendra à une heure par jour.


• Allez-vous profiter de ces championnats pour faire un peu de tourisme en Géorgie ?

I.K. : Pour moi, ce sera compétition/compétition. Si après, il nous reste un peu de temps pour visiter, pourquoi pas. Mais je donne la priorité à la compétition.

E.M. : On aimerait bien, mais lors des semaines de championnat, les journées sont très chargées et bien réglées. Notre principal circuit touristique sera hôtel - salle d’entraînement - salle de compétition. On ne peut pas se permettre de se fatiguer à marcher des heures pour visiter le pays, même s’il est très beau.

Propos recueillis par Aurélie Amieux


+ D’infos : Championnats d’Europe seniors, jusq'au 12 avril, à Batoumi (Géorgie). Les deux Saint-Marcellinois de l’Athlétic-Club devraient entrer en compétition les 11 et 12 avril.

 

PORTRAIS CHINOIS

Israël Kaïkilekofe
Si tu étais un animal, je serais un scorpion, parce que c’est mon signe astrologique.
Si tu étais un plat, je serais un dessert, parce que si le plat principal n'est pas bon, c'est le dessert qui rattrape le coup.
Si tu étais une couleur, je serais jaune, parce que c’est la couleur du soleil.
Si tu étais une saison, je serais le printemps, parce que c'est le bon moment et pratique pour offrir des fleurs à sa copine.
Si tu étais une chanson, je  serais du rap, parce que ça motive quand tu n'as pas envie de t’entraîner.
Si tu étais un objet, je serais un couteau, parce que ça peut couper de nombreuses choses.
Si tu étais une boisson, je  serais un orangina, parce que j'aime bien.
Si tu étais un film, je serais un manga (Tokyo-Goul), parce que j'aime bien le héros.
Si tu étais un monument historique, je serais la tour Eiffel, parce qu’elle est au-dessus de tout.
Si tu étais un pays, je serais la France, parce que tout simplement je suis Français.
Si tu étais un véhicule, je serais un camion, parce que c'est pratique pour les travaux personnels chez-soi.

Enzo Menoni
Si j'étais un animal, je serais un loup, parce que c'est un être complexe, à la fois social et solitaire.
Si j'étais un plat, je serais des pâtes, parce qu'elles représentent la moitié de mon régime alimentaire.
Si j'étais une couleur, je serais le noir, parce que simple, passe-partout. 
Si j'étais une chanson, je serais Let it be des Beatles, parce qu'elle m'apaise.
Si j'étais un objet, je serais ma valise, parce qu'elle est toujours prête.

 

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