US Vinay : «Dix années qui m’ont permis de découvrir des personnes magnifiques»

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 02 mai 2019 à 10h36 | Modifié le 02 mai 2019 à 14h35 | Vu 458 fois
US Vinay : «Dix années qui m’ont permis de découvrir des personnes magnifiques»
C’est avec le sourire et une victoire que le jeune retraité Romain Puillet (à droite) a conclu sa carrière. - © DR

Dimanche 21 avril au stade Vieux-Melchior, le coup de sifflet final de la rencontre entre l’US Vinay et Saint-Savin a été synonyme de clap de fin pour le talonneur Lilian Negro et le deuxième ligne Romain Puillet. Ce dernier revient pour nous sur ces 80 dernières minutes de jeu, qui ont vu Vinay s’imposer 40 à 18, et sur sa carrière riche en émotions.

Dimanche 21 avril, à la maison, vous avez disputé votre dernier match. Quand avez-vous pris la décision de mettre fin à votre carrière et pourquoi ?

Romain Puillet : Issu d’une famille de rugbymen, je joue au rugby depuis l’âge de cinq ans. J’ai pris la décision de stopper ma carrière à la fin de la saison dernière. Je pense qu’il est temps pour moi de laisser la place aux jeunes, les chocs sont de plus en plus durs et les courbatures du lundi matin sont de plus en plus dures à encaisser.

Au moment du coup de sifflet final, qu’avez-vous ressenti ?

R.P. : Un fort sentiment de joie, celui du travail accompli, car le plus important était de gagner contre Saint-Savin et de maintenir le club en Fédérale 2. Maintenant, la boucle est bouclée pour moi.

Sur l’ensemble de votre carrière, quels sont les souvenirs les plus marquants ?

R.P. : D’abord mes débuts à Jarrie, où j’ai fait toute ma formation au rugby avec mes amis d’enfance. Puis ces dix années passées à Vinay avec ces deux demi-finales disputées en Fédérale 3 et ces deux montées en Fédérale 2. Dix années qui m’ont permis de découvrir des personnes magnifiques, qui sont devenues au fil des saisons mes amis. J’en profite pour remercier Nico et Anto de m’avoir fait venir à Vinay.

Pour revenir à cette saison et à Vinay, quelle est votre analyse du match face à Saint-Savin ?

R.P. : C’était un match compliqué, surtout en ce qui concerne la motivation. Aucune des deux équipes n’avait un objectif à atteindre. Pour Vinay, il fallait juste soigner notre sortie pour faire plaisir à nos supporters et à tous les bénévoles qui œuvrent tout au long de l’année au sein du club. Nous n’avons pas fait un gros match, avec une première mi-temps poussive. La seconde période a été un peu mieux.

Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur cette équipe vinoise, qui est parvenue à se maintenir une seconde année, mais un peu dans la douleur ?

R.P : On a eu un début de saison difficile avec pas mal de changements, notamment dans notre système de jeu. Mais après une phase aller délicate, où les joueurs ainsi que le staff ont su se remettre en question, nous avons fait une deuxième partie de championnat plutôt satisfaisante, puisqu’elle nous permet de nous maintenir. Tout ceci illustre notre force, celle de toujours savoir nous remettre en question.

Vous finissez votre carrière sur une victoire. Quelle est votre définition du rugby et que représente pour vous ce sport ?

R.P. : Le rugby représente beaucoup pour moi, grâce à toutes les valeurs qu’il véhicule telles que la solidarité et la rigueur. Il m’a beaucoup apporté dans ma vie personnelle et professionnelle. Surtout, le rugby apprend à rester humble, car sur le terrain, cela va tellement vite dans un sens comme dans l’autre, tout comme dans la vie de tous les jours.

Vous quittez l’aventure vinoise, qu’aimeriez-vous dire à ceux qui ont été vos coéquipiers toutes ces saisons. Et qu’aimeriez-vous leur souhaiter ?

R.P. : Je ne quitte pas complètement l’aventure, je vais rester au club en tant que dirigeant avec des fonctions qui sont encore à définir. Je souhaite à mes anciens coéquipiers plein de belles choses, mais surtout qu’ils ne changent rien, qu’ils continuent à véhiculer cette belle image de notre sport et du club si particulière, car il y a que des bons gars dans cette équipe. Pour finir, j’aimerais avoir une petite pensée pour mes parents qui m’ont suivi dans tous les stades, tous les week-ends, ainsi que pour ma femme et mes deux filles, qui maintenant vont devoir me supporter tous les dimanches.

Propos recueillis par Aurélie Amieux

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