Les grands débats se suivent... et ne rassemblent toujours pas

Par Cécile Alibert | Publié le 15 mai 2019 à 09h00 | Vu 811 fois
Les grands débats se suivent... et ne rassemblent toujours pas
Face aux élus, une trentaine de participants étaient venus chercher des réponses. - © Cécile Albert

Chose promise, chose due. Suite au grand débat national, la Ville de Saint-Marcellin s’était engagée à organiser des réunions publiques, dont la première a eu lieu jeudi 2 mai, à la salle polyvalente. Au programme, deux heures de questions-réponses centrées sur le territoire. Autant d’enjeux locaux qui n’ont pas réussi à mobiliser les foules.

Lors du grand débat national, ils étaient restés en retrait. Deux mois plus tard, les voilà enfin autorisés à répondre. Jeudi 2 mai, les élus de Saint-Marcellin se sont prêtés au jeu du débat local devant une salle polyvalente clairsemée, mais bien décidée à obtenir des réponses. C’est l’économie qui ouvre le bal avec une interrogation sur l’implantation d’une entreprise de luxe. Si Jean-Michel Revol refuse encore de dévoiler son nom – qui, ajoute le maire, n’est un secret pour personne –, il revient sur le cadre de cette installation. Le bâtiment relais acquis par la communauté de communes à Beauvoir-en-Royans doit accueillir 200 salariés en formation dès ce mois de mai, en attendant l’ouverture d’une unité de production, probablement sur Chatte à l’automne 2020. «Deux jeunes de la Mission locale ont été retenus parmi les douze formateurs (chargés de former les 200 ouvriers, NDLR), s’enthousiasme Jean Briselet, président de la structure qui accompagne les moins de 25 ans. On ne demande aucune compétence particulière : c’est  un travail de couture et de maroquinerie. L’établissement fabriquerait des malles de haut prestige.»

Autre bonne nouvelle évoquée ce soir-là, l’arrivée d’un scanner à l’hôpital. «Y a-t-il des suppressions d’emplois prévues ?», s’interroge un habitant. «Non», affirme Monique Vincent, qui évoque «des restructurations pour des raisons budgétaires», sans incidence sur les emplois, ni sur le nombre de lits. «Au contraire, nous espérons pouvoir augmenter le nombre de consultations externes de façon à proposer à la population une offre de soins plus importante», ajoute la première adjointe.

Ne pas toucher aux taux d’imposition communaux

Parking du Champ-de-Mars, rénovation de l’accueil de la mairie,  travaux à l’école du Centre... Une Saint-Marcellinoise interpelle ensuite le maire sur les dépenses engagées par la Ville, entraînant selon elle une augmentation des impôts. Faux, s’offusque Jean-Michel Revol. Malgré les contraintes budgétaires fixées par le gouvernement, le maire refuse depuis 22 ans de toucher aux taux d’imposition communaux, tout en maintenant les subventions aux associations. «Nous avons fait le choix de réorganiser les services municipaux et de retravailler sur nos propres budgets, poursuit l’édile. En 2014, il y avait 250 agents, soit 172 équivalents temps plein. En janvier dernier, on était à 194 agents, pour 158 équivalents temps plein.»

Autre question, autre enjeu, relevé cette fois par Patricia : la mobilité. L’occasion d’aborder le parking saturé de la gare. «J’ai du mal à concevoir ce problème de places, alors que le parking du Diapason, à 5 ou 10 minutes, est vide toute la semaine», rétorque l’élue Imen Aloui.

A l’issue des échanges, il n’aura été question ni des services de proximité, ni des aînés. Absents aussi, les participants. Désintérêt ? Manque de communication ? «Si l’on n’est pas informé, c’est que l’on ne veut pas être informé !», s’exclame un habitant du territoire, qui met en cause l’éducation. Education qui sera justement au programme du prochain débat. Rendez-vous le 13 juin, même lieu, même heure.

Cécile Alibert

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