Profil fight 38 : la transmission en point d’orgue

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 20 mai 2019 à 10h29 | Modifié le 20 mai 2019 à 11h44 | Vu 944 fois
Profil fight 38 : la transmission  en point d’orgue
Cédric Villaverde a découvert la boxe sur le tard, à 23 ans. Depuis, elle fait partie intégrante de sa vie. - © Aurélie Amieux

Durant de nombreuses années, la boxe a eu une image péjorative, assimilée aux activités de voyous. Mais pour beaucoup de passionnés, c’est avant tout une philosophie de vie, qui les a reconnectés avec des valeurs et une certaine honorabilité. Ce sont ces principes que Cédric Villaverde, entraîneur et président de l’école de boxe Profil fight 38, à Saint-Sauveur, souhaite transmettre à ses élèves.

Chez les Villaverde, la boxe est une histoire de famille. Cédric a découvert cette discipline sur le tard, à 23 ans. Immédiatement, il a pris fait et cause pour ce sport qui lui a apporté confiance, sérénité et calme. Une passion qu’il a transmise à ses enfants, qui, aujourd’hui, boxent également, avec de belles performances à la clé. L’envie de partager ce que la boxe a pu lui apporter, c’est ce qui a motivé Cédric Villaverde à ouvrir son école de boxe à Saint-Sauveur en décembre 2018. Il y propose l’enseignement de la boxe anglaise, de la boxe thaï, du kickboxing, du K-1 et du grappling.

Offrir un cadre et une philosophie de vie aux jeunes
La structure compte aujourd’hui plus de 65 adhérents (10-12 adultes et 50-55 enfants), dont une grande majorité de jeunes boxeurs. « Notre projet est vraiment de former les jeunes à la boxe en leur inculquant des valeurs. Notre objectif n’est pas de faire de la compétition à tout prix : nous voulons leur donner un cadre en leur apprenant la valeur du travail, le respect des gens, le respect des horaires… Souvent, nos jeunes sportifs sont en demande de structuration, ils veulent qu’on leur fixe des limites afin que la rigueur apprise en club soit appliquée dans la vie de tous les jours. Pour y parvenir, nous nous occupons beaucoup d’eux et surtout, nous les écoutons », raconte Cédric Villaverde. Avant de poser ses valises à Saint-Sauveur, le club Profil fight 38 a élu domicile dans plusieurs communes du Sud-Grésivaudan, dont Saint-Romans, Chatte, Saint-Hilaire-du-Rosier ou Saint-Marcellin. Mais, par manque de créneaux horaires et/ou de disponibilité de salle en raison d’un nombre trop important d’associations, le club, porté par un président motivé, a franchi le cap de l’indépendance en s’installant dans ses propres locaux. « Ces dernières années, la boxe s’est beaucoup démocratisée, notamment dans la branche loisirs, par effet de mode ou envie de se défouler. Il y a de plus en plus de pratiquants. C’est pourquoi nous avons lancé notre école. À l’avenir, nous aimerions ouvrir toute la journée pour permettre aux pros ou semi-pros de venir s’entraîner quand ils le souhaitent, tout en conservant les créneaux horaires d’entraînements pour les autres », explique l’entraîneur.

Enseigner une boxe authentique, sans paillettes
En France, la boxe peut se pratiquer très jeune, dès l’âge de 4 ans, mais les combats ne sont autorisés qu’à partir de 8 ans. Il s’agit alors de boxe « light ». Cédric Villaverde précise le concept : « En France, les enfants ne réalisent pas de combat à proprement parler : ils font de la touche et ne se donnent pas de coup, contrairement à d’autres pays européens tels la Suisse ou l’Italie, où les coups sont autorisés. Au club, nous travaillons essentiellement la technique selon le style de boxe pratiquée : les déplacements, le corps à corps, les saisies. » Pour l’avenir, pour cette jeunesse en quête de confiance et d’affirmation de soi, le club souhaite s’investir encore davantage à travers l’organisation de stages avec de grands sportifs professionnels ou l’achat de matériel tels que des rings. Cela permettrait aux jeunes de mieux appréhender cet environnement particulier. « Nous allons finir tranquillement notre saison en participant à quelques compétitions et galas, et en préparant l’organisation de stages en France ou à l’étranger avec des champions de boxe. Les enfants prennent un véritable plaisir à rencontrer et à échanger avec des professionnels ou des semi-professionnels. Ils aiment apprendre sur leur parcours et leur personnalité », révèle Cédric Villaverde.
Si la priorité du club est donnée aux jeunes sous forme d’école de la vie, le projet de management et de coaching de boxeurs pros n’est pas écarté, bien au contraire. Actuellement, Cédric Villaverde a en charge la préparation physique et mentale d’un jeune boxeur : Sanial Dylan. « La philosophie du club n’est pas celle de la boxe paillettes. Nous enseignons une boxe authentique, où l’on apprend à encaisser les coups et la douleur, confie le coach, avant d’ajouter : Les boxeurs pros sont des modèles pour beaucoup de jeunes, ils prennent exemple sur eux. Ils sont comme des grands frères, ce qui fait de la boxe une véritable famille. »
Sport de combat par excellence, la boxe est passée de la rue au ring au fil des années, tout en conservant cette authenticité et cette stature inspiratrice d’une philosophie de vie, emplie de valeurs.

Aurélie Amieux

+ D’infos : Profil fight 38, ZI de la Maladière, 1, impasse Marie-Curie, à Saint-Sauveur.Enseignement de la boxe anglaise, thaï, grappling, kickboxing. Renseignements auprès de Cédric Villaverde
au 07 80 35 33 42 ou à profilhuit@gmail.com

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