Foire aux plantes : une journée pour se délecter de fleurs d’exception

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 18 mai 2019 à 00h00 | Modifié le 20 mai 2019 à 11h50 | Vu 304 fois
Foire aux plantes : une journée  pour se délecter de fleurs d’exception
Gérard Denis expose et vend à Saint-Antoine-l’Abbaye plus d’une centaine de plantes succulentes rares. - © Aurélie Amieux

On dit souvent que trente ans est l’âge de raison et la pleine force de l’âge. Maturité et épanouissement sont caractéristiques de cette période tout comme de cette nouvelle édition de la Foire aux plantes rares de Saint-Antoine-l’Abbaye qui fêtera ce dimanche 19 mai sa 30e année d’existence. Trente années où producteurs et collectionneurs ont pu assouvir leur passion. Parmi les 35 exposants, nombre d’entre eux sont des fidèles de la première heure à l’instar de Gérard Denis, pépiniériste collectionneur, ou de Bruno Bossan, horticulteur, spécialiste des iris.

La Foire aux plantes rares, organisée par l’association Fleurs et potirons, est devenue au fil de ses trente années d’existence, le rendez-vous incontournable des collectionneurs de plantes à bulbes et aromatiques, arbustes, rosiers ou autres plantes succulentes. Un succès qui chaque année oblige les organisateurs à refuser des exposants. Robert Boudillon, président de l’association Fleurs et potirons, également organisatrice de la Foire d’automne, nous raconte : « La foire est très appréciée des visiteurs et des exposants qui affectionnent le cadre de Saint-Antoine-l’Abbaye mais aussi et surtout son esprit convivial et familial où ils peuvent échanger avec le public qui attend cette manifestation d’une année sur l’autre pour trouver la variété ou l’espèce rare manquant à sa collection. »

Beauté florale et rareté au programme de la foire antonine

Ce qui fait en effet la particularité de cette foire, c’est la rareté des plantes proposées. Ainsi, on retrouve certes les grands classiques dans les plantes aromatiques ou d’ornement, mais on trouve aussi quelques exceptions comme des érables du Japon ou les iris de Bruno Bossan et les plantes succulentes de Gérard Denis. Ce dernier est à la tête de son entreprise Le Cactus alpin depuis 2013. Féru de ces plantes, l’Isérois nous en dévoile un peu plus sur sa passion : « Je collectionne les plantes succulentes depuis les années 90, mais ce n’était pas à l’origine mon métier. Ce n’est qu’en 2013, avec la création de mon entreprise, que j’ai pu joindre ma passion à mon métier. Je produis en grande partie toutes les plantes que je vends. À Saint-Antoine, ce sont plus de 100 variétés que j’expose sur les 3-4 000 cultivées en collection. Parmi celles-ci, ma préférence va au groupe des Aloe et plus particulièrement des Haworthia et Gasteria, originaires presque exclusivement d’Afrique du Sud. Ce sont des plantes sur lesquelles je réalise des hybridations à la recherche de nouvelles variétés. »

Une recherche sur l’hybridation qui ne concerne pas Bruno Bossan, horticulteur depuis dix ans et spécialiste avec son épouse, de l’emblème des rois de France depuis le XIIe siècle : l’Iris, dont le plus connu est l’iris barbu. Si le Drômois ne crée pas de nouvelles variétés, sa production est entièrement issue d’une agriculture biologique, ce qu’il précise : « Avec mon épouse, nous souhaitons être en phase avec la nature en la préservant et en la respectant. C’est pourquoi, nous nous sommes engagés dans la production bio. L’iris est une plante rustique, très résistante et qui a une longue floraison.»

Une rose unique pour le trentenaire

Ces horticulteurs aux plantes rares font la renommée de la foire qui comptera cette année parmi ses étals un vannier qui réalise ses tressages selon une ancienne technique, celle du ciroir, ainsi qu’une rose d’exception. Pour les 30 ans de la foire, en tant qu’exposant de la première heure, le rosiériste Alain Voinchet, gérant de la pépinière Les Roses de charme à Clérieux, a créé La Rose du trentenaire, une rose ancienne à fleur double, non odorante et dont l’esthétique se rapproche de celui du rosier Léonard de Vinci. 

C’est donc une 30e édition pleine de belles promesses qui s’annonce si, et nous l’espérons, le soleil s’invite aux festivités. Mais, même si le beau temps n’est pas au rendez-vous, pour trouver la perle rare qui manquait à leur collection ou leur jardin, les passionnés se risqueront à braver pour quelques heures les intempéries, l’exception et la beauté florale n’ayant pas de prix.

Aurélie Amieux

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