Coup de froid sur le nettoyage de printemps

Par Cécile Alibert | Publié le 22 mai 2019 à 08h00 | Vu 458 fois
Coup de froid sur le nettoyage de printemps
Si la plupart gardent le sourire, les volontaires présents ont déploré la faible participation à une opération pourtant profitable à tous. - © DR

Pinces, gants et sacs-poubelles, l’équipement se voulait rudimentaire. La mission était elle aussi à la portée de tous : rendre Saint-Marcellin plus propre en ramassant les déchets qui tapissent rues, jardins et berges. Mais bien qu’accessible, l’opération «grand nettoyage» organisée par la municipalité samedi 11 mai n’a pas su rassembler.

«Nettoyons notre ville !» Bien qu’annoncé en Une du site Internet de la mairie de Saint-Marcellin, l’événement n’a pas su atteindre sa cible. Samedi 11 mai, ils ne sont qu’une poignée à s’être déplacés pour participer au grand ménage de printemps, organisé dans le cadre de la Journée européenne du nettoyage. Une opération pourtant accessible à tous, qui consistait à ramasser les déchets venus polluer les places et les rues. 

«?On veut sauver la planète, commençons par sauver l’environnement autour de soi?»

«C’est une déception, annonce le maire, Jean-Michel Revol. Seules trois personnes sont venues auprès d’une huitaine d’élus.» Météo capricieuse, manque de communication, citoyenneté en berne... Difficile d’expliquer la faible participation, alors que les questions environnementales sont au cœur de l’actualité. «Il faut se remettre en cause et trouver des solutions pour remobiliser les gens», complète André Giloz, adjoint à la vie quotidienne.

Car les enjeux sont réels pour les collectivités confrontées aux déchets sauvages, dont Saint-Marcellin fait partie. Dans la montée de Joud, le long de la Cumane ou aux abords de la Saulaie, les volontaires ont rempli un camion entier de détritus. «Vous n’imaginez pas ce que l’on peut trouver !, se lamente Jean-Michel Revol. Des emballages de fast-food et des cartons à pizza sont abandonnés tous les jours, alors que la poubelle est à dix mètres. C’est un drôle d’état d’esprit. On veut sauver la planète, commençons par sauver l’environnement autour de soi.» 

D’autant que la propreté est un sujet qui revient souvent aux oreilles des élus, à commencer par les points d’apport volontaire, autour desquels s’amoncellent les déchets. La communauté de communes s’apprête d’ailleurs à passer «au stade supérieur» pour lutter contre ce type d’incivilité. «Jusqu’à présent, nous envoyions un courrier, mais face à la demande de beaucoup de maires, nous souhaitons établir une sanction administrative de 200 euros», détaille Jean-Marc Vernet, vice-président chargé de la collecte et la valorisation des ordures ménagères.

En attendant, Saint-Marcellin n’entend pas baisser les bras et envisage d’organiser une action plus ciblée, par quartier. Efficace ? Réponse au printemps 2020.

Cécile Alibert

 

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