Les Vendredis du parvis, fidèle rendez-vous estival

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 03 juillet 2019 à 07h00 | Modifié le 11 juillet 2019 à 18h30 | Vu 543 fois
Les Vendredis du parvis, fidèle rendez-vous estival
Cette année, Bruno Vitte a donné une touche très locale à ses Vendredis du parvis. - © Aurélie Amieux

Les rives de la Bourne vont cet été fredonner des airs de country et de variété française. Dès le vendredi 5 juillet, amateurs de bonne musique, vacanciers ou simples contemplatifs et rêveurs, prendront possession des abords du musée de l’Eau pour les Vendredis du parvis, dont le chef d’orchestre demeure depuis seize ans Bruno Vitte. Une nouvelle édition dont la programmation devrait contenter encore une fois les plus exigeants.

Les Vendredis du parvis, c’est en quelque sorte une guinguette parisienne à la sauce royannaise, un lieu en plein air au bord de la Bourne où, selon les envies, chacun peut se laisser aller à quelques pas de danse ou plus humblement apprécier un dîner réalisé autour de produits du terroir. À Pont-en-Royans, au musée de l’Eau, pour faire guinguer le public, c’est Bruno Vitte, le directeur, qui est aux manettes. Cette année, il a souhaité une programmation très locale avec de nombreux artistes du cru tels qu’ On s’serre les coudes ou Théo Didier, son coup de cœur, et aux fortes sonorités country avec des artistes internationaux, séduits par le concept des Vendredis du parvis. « Lorsque je réfléchis à ma programmation, je sélectionne en fonction bien sûr de mes goûts et de mes envies, mais aussi en fonction de la capacité d’attraction de l’artiste. S’il a du charisme et s’il sait capter l’attention du public à l’instar de Théo Didier. Celui-ci écrit et compose tous ses titres qui sont un hymne à la vie. Sa musique est à la fois très mélodieuse et très rythmée. Elle donne la pêche et donne envie de danser », confie Bruno Vitte.

Une fréquentation constamment en hausse

Avec la présence d’artistes internationaux tels que Martha Fields & Band, Ian Prowse ou Liane Edwards, la production 2019 des Vendredis du parvis sera une nouvelle fois de haute volée en raison notamment d’un duo inédit. Le directeur du musée de l’Eau révèle : « Le moment fort de cette édition du festival sera sans aucun doute le concert de Cisco Herzhaft, le vétéran du pur blues en France, en duo avec le beatboxer français Micflow. Cette soirée sera à ne pas manquer, car elle saura parfaitement créer la surprise et l’étonnement. »

De par leur gratuité, les Vendredis du parvis se veulent avant tout une opportunité pour les artistes locaux de disposer d’une scène, et pour les Isérois, une occasion de passer une excellente soirée estivale à moindre coût. Toujours dans cet esprit de guinguette, le musée de l’Eau propose une formule dîner-concert. Bruno Vitte souligne : « Elle n’a pas été modifiée depuis son lancement. Pour une trentaine d’euros, les spectateurs ont un menu complet, apéritif et café compris, et peuvent assister au concert tout en appréciant leur repas. Parmi les nouveautés, nous pouvons insister sur les travaux réalisés sur notre terrasse qui est désormais couverte, et nous avons fait installer une scène pour les artistes, qui seront au plus près du public. »

Un public qui pourrait de nouveau se presser en nombre sur le parvis du musée de l’Eau tous les vendredis soir de juillet et août, battant peut-être la fréquentation record de 800 personnes l’année dernière lors du concert de Pep’s et de Théo Didier.

Aurélie Amieux

+ D’infos : Vendredis du parvis, du 5 juillet au 30 août. Retrouvez la programmation complète sur le site Internet du musée de l’Eau, onglet Restaurant.

 

LA PAROLE À…  Théo Didier, coup de cœur de Bruno Vitte

Bruno Vitte dit que vous chantez la vie. Est-ce ainsi que vous vous définiriez ?
Théo Didier : J’ai toujours aimé le côté festif de la scène, cette joie de vivre et ce positivisme. J’écris d’ailleurs sou-vent des refrains entêtants et que le public peut s’approprier facilement, pour ainsi partager rapidement ce moment festif.

En tant que chanteur-compositeur, quel est votre plaisir ultime ?
T.D. : Celui de jouer les premières notes d’une nouvelle chanson sur ma guitare, car je sais que ces premières notes vont entraîner tout un processus un peu fou avec les enregistrements, les répétitions avec le groupe, les concerts, la tournée… Le plaisir ultime, c’est surtout profiter du moment présent où l’on est tous ensemble, le groupe, le public…

Que représentent pour vous la guitare et l’accordéon, qui sont vos instruments de prédilection ?
T.D. : La guitare est un instrument accessible et qui appelle à la compo-sition. Très jeune, j’ai ressenti un fort besoin d’écriture, de m’exprimer. Je suis un musicien autodidacte, mais dès que j’ai joué mes premières notes sur une guitare, j’ai eu automatiquement envie d’écrire une chan-son. J’ai tellement envie de faire de la musique, de la scène, pour faire passer des messages lors de mes concerts, que je ne peux pas rester sans composer. J’ai besoin de mettre des mots sur les émotions, et l’accordéon ainsi que la guitare sont des instruments populaires qui le permettent.

Quelles sont vos impressions sur le concept des Vendredis du parvis ?
T.D. : Je suis fan ! Je remercie Bruno Vitte de ne pas proposer qu’un style de musique en offrant une chance à tous les artistes locaux et en leur donnant une plus grande visibilité. De plus, à Pont-en-Royans, c’est un public de connaisseurs, qui se déplacent pour découvrir de nouveaux univers. Tout le monde est gagnant avec les Vendredis du parvis.

Propos recueillis par Aurélie Amieux

+ D’infos : Théo Didier a sorti en ce mois de juin son second EP, Conscience libre, comprenant notamment le single Les Hanches. L’artiste sera en concert le 27 juillet, en première partie de Sansévérino, ainsi que des Orgres de Barback en novembre. Informations complémentaires et dates de sa tournée à retrouver sur la page Facebook du chanteur : @theodidier.solo

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