Les 100 ans du Royans Sports dignement fêtés

Publié le 01 juillet 2019 à 09h48 | Modifié le 01 juillet 2019 à 09h57 | Vu 369 fois
Les 100 ans du Royans Sports dignement fêtés
La fanfare d’Hostun a donné le ton de la journée dans les rues de Pont : les 100 ans seront festifs jusque tard dans la nuit. - © XAVIERA BOGACZYK

Voilà, c’est fait. Les organisateurs rêvaient d’une belle fête qui rassemblerait toutes les générations ayant de près ou de loin fréquenté le Royans Sports. Pari relevé. Samedi 22 juin, ils ont été plusieurs centaines à célébrer les 100 ans du club de rugby de Pont-en-Royans. Il y avait les joueurs du moment, petits et grands, des anciens du club, touchés de voir les photos de leurs équipes préparées avec soin par l’association « Si Pont m’était conté », les supporters, les familles et amis du club...

Anciens du club, jeunes  et supporters au rendez-vous
On comptabilisait 180 personnes à midi au stade, 380 lors du repas du soir. Le rugby rassemble toujours autant ! Tous voulaient être là pour cet anniversaire mais aussi pour montrer qu’avec le rugby, on sait partager et profiter de moments conviviaux. Le président, Noël Servera, se réjouissait de cette journée intense, qui a demandé des mois de préparation et des dizaines de bénévoles : « Je suis très content de cet anniversaire, les gens aussi. J’ai fait le tour, tous sont ravis. On apprécie les matches, le film, les photos des cent ans passés, les repas… »
Lors de cette journée, il a eu des moments forts aussi, comme cet honneur rendu à la mémoire de Joseph Rosant, fondateur du club et dont la sépulture se trouve au cimetière pontois. Ils étaient tous là : ses enfants, petits et arrière-petits enfants, les représentants du Département et de l’intercommunalité, le maire de Pont, les représentants du club… En musique, avec la fanfare d’Hostun, c’est tout un club, tout un village, tout un territoire et toute une famille qui ont rendu hommage au fondateur.
Aventurier, perfectionniste, ayant vécu les deux guerres de son siècle, Joseph Rosant décida un jour de 1919 de remettre les jeunes gens dans le droit chemin en créant le Royans Sports. Jugez plutôt, cette année-là, au sortir de la Grande Guerre, il y avait 25 cafés dans la commune ! Alors, même si la fan-fare a réveillé tout le village de bon matin quelques heures après une autre fête, celle de la musique, per-sonne n’en a voulu au club !


Un magnifique match de gala
Avant de passer aux agapes, le match entre le Royans Sports et l’équipe loisirs du Saint-Marcellin Sports (SMS) était très suivi. Les Royannais l’ont emporté de belle façon. Par la suite, un match de gala opposait Saint-Jean-en-Royans (Fédérale 2) à une sélection dite « régionale », composée de joueurs de Vinay et de La Bièvre, deux clubs évoluant aussi en Fédérale 2, ainsi que d’éléments venant de Renage-Rives, Izeaux, Pont-de-Claix et du SMS. Saint-Marcellin n’avait envoyé qu’un seul joueur. Ses camarades, épuisés par les phases finales du championnat de France, avaient préféré souffler un peu.
Si les Rouges et Noirs rassemblaient 23 joueurs, la sélection régionale, en raison des nombreuses sollicitations dont les joueurs fédéraux font l’objet, n’avait pu réunir que 19 joueurs, mais de grande qualité. Même si le demi de mêlée Sébastien Helmer, malade durant la nuit précédant le match, n’avait pas pu venir, son remplaçant, Pierre Guillot, arrière à Vinay, fit mieux que se défendre. Cependant, il dut lui aussi quitter le terrain, victime d’une commotion. À la mi-temps, le score était de parité. Ce fut une très belle partie, chaque équipe dominant à tour de rôle avec beaucoup de temps de jeu, de très beaux plaquages, des groupés d’école et sur-tout un excellent état d’esprit entre bons joueurs qui se respectent. Cela pour la plus grande joie d’un public conquis par le spectacle. Le Sporting club du Royans, composé de vieux briscards (Hudson, Bellier, Gonthier, Lotito, Terchi, Soqueta) et de jeunes espoirs du club, l’emportait 36-29 en marquant six essais, tandis que la sélection régionale en inscrivait cinq. Une haie d’honneur accompagnait les deux formations à la sortie du terrain. La soirée pouvait commencer sous un ciel couronné d’étoiles, à l’ombre du Vercors tutélaire.

X.B. et M.G.

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