Le Shotokan karaté de Vinay poursuit sa marche vers la réussite

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 26 juillet 2019 à 00h00 | Modifié le 26 juillet 2019 à 10h35 | Vu 407 fois
Le Shotokan karaté de Vinay poursuit sa marche vers la réussite
Le kumité ou combat s’effectue équipé des protections ad hoc. - © Aurélie Amieux

Petit, mais vaillant ! Le Shotokan karaté club de Vinay a pour philosophie d’offrir à sa soixantaine d’adhérents un équilibre physique et moral. Pour orchestrer cette ambition, on retrouve à la baguette et sur le tatami le coach Didier Eymard et un nouveau bureau présidé par Geneviève Ben-Dayan. Cette saison, Jean-Michel Pevet, fidèle parmi les fidèles, a, aux côtés de son entraîneur et personnellement, effectué un important travail de préparation pour décrocher sa ceinture noire 1er dan. Une réussite qui en appelle de nombreuses autres, que ce soit pour le club ou son élève.

C’est un club familial né en 2014 de la volonté de parents de conserver une section karaté à Vinay. Aujourd’hui, il performe sur les tatamis de France avec de nombreuses récompenses en poche, dont les plus belles ont sûrement été les sélections en coupe de France de deux jeunes karatékas. La nouvelle dirigeante, Geneviève Ben-Dayan souligne : « Cette saison, nous avons obtenu de très belles performances avec plusieurs participations aux championnats départementaux puis régionaux, avec les sélections en coupe de France de Loane et Méline Trimaille, ainsi que d’Élie Delange, et l’obtention de la ceinture noire de Jean-Michel Pevet. La participation à la coupe de France a été pour nous la réalisation d’un rêve, c’était inimaginable de pouvoir un jour y concourir. Cela a été une expérience d’une grande richesse et synonyme de reconnaissance pour tout le travail effectué par notre entraîneur Didier Eymard, ainsi que nos jeunes kara-tékas. »

Bienveillance et respect au Shotokan karaté
Ce travail est axé sur le plaisir et la bienveillance pour inculquer aux adhérents les techniques du karaté, mais également leur insuffler une philosophie de vie où la priorité est le respect. Un aspect pédagogique essentiel aux membres du Shotokan club dont Geneviève Ben-Dayan. Elle précise : « Au sein de notre structure, ce qui nous passionne, surtout notre coach Didier Eymard, c’est la part psychologique du karaté avec la formation des jeunes. Nous les aidons à se former pour la vie en société et parfois, nous parvenons aussi à aider certains d’entre eux dits difficiles. Les bons résultats obtenus par le groupe sont la cerise sur le gâteau. »
En confiance, les enfants, ainsi que les adultes, prennent plaisir à performer, à venir aux entraînements et à participer aux diverses manifestations annexes visant à financer les déplacements et le matériel. Ce que nous explique la présidente : « Nous avons mis un point d’honneur à ce que les familles ne déboursent pas un centime pour acheter du matériel de protection. Ainsi, le club fournit les casques, les gants, les protège-tibias et pieds, les plastrons… Mais, ce sont des éléments qui s’usent vite et nous devons les changer régulièrement. C’est pourquoi, nous organisons plusieurs manifestations, telles que notre concours de pétanque, notre tombola, notre vente de brioches… et que nous recherchons des partenaires. Car en plus de l’achat de matériel, avec les excellentes performances de nos athlètes, nous devons nous déplacer de plus en plus loin. Ce qui engage de nouvelles dépenses conséquentes. » Avec une saison 2018-2019 auréolée de succès, le Shotokan karaté club de Vinay est dans une dynamique positive, aux hautes ambitions. Ainsi, pour la saison prochaine, il s’agira de réitérer les bons résultats sportifs. Et pour quatre karatékas, de tenter d’aller conquérir, comme leur homologue Jean-Michel Pevet, une ceinture noire, 1er dan.

Aurélie Amieux

LA PAROLE À ...

Jean-Michel Pevet, 51 ans, ceinture noire, 1er dan,

• Comment avez-vous découvert le karaté et pourquoi cette disci-pline en particulier ?
Jean-Michel Pevet : J’ai découvert le karaté un peu par hasard. Je recherchais avant tout un moyen de me vider la tête. Habitant à Chasselay, je me suis rendu au forum des associations de Vinay. C’est là que j’ai été séduit par le karaté, par sa rigueur et son enseignement de la maîtrise de soi.

• Dès le départ, vous avez songé à atteindre un haut niveau ?
J-M.P. : Non, au départ, je le faisais vraiment en dilettante, en loisirs pour me vider l’esprit, sortir de la spirale boulot-dodo et rencontrer d’autres personnes d’univers sociaux totalement différents.

• Quand avez-vous voulu être ceinture noire ?
J-M.P. : Il n’y a qu’en France où, dans le karaté, il y a des ceintures intermédiaires entre la blanche des débutants et la noire des confirmés. Au bout de quatre ans au sein du club, je commençais à m’ennuyer, j’avais besoin de nouveaux défis et de sortir de ma zone de confort. Alors, en janvier, j’ai décidé de passer mon 1er dan en ceinture noire. Didier (Eymard, Ndlr) ne pensait pas que je serai prêt à temps, j’avais pas mal de retard. Mais je me suis mis à travailler intensément ma pratique et mon physique aux côtés de mon préparateur, Raphaël Dubouchez. Ce sont ainsi plus de 155 heures d’entraînement que j’ai réalisées pour être fin prêt le jour J. Fin avril, j’ai présenté ma condition et mon travail à Didier, qui, cette fois-ci, m’a dit que j’étais prêt pour me présenter à l’examen.

• Qu’est-ce qui a été le plus dur pour vous le jour de l’examen ?
J-M.P. : Ce n’est pas le jour de l’examen qui a été le plus dur, car j’y étais préparé. C’est la préparation justement qui a été compliquée, parce que j’ai eu une blessure durant cette phase et j’ai dû remettre rapidement mon corps à niveau après cet arrêt. C’est cette intensité qui a été difficile pour moi.

• Qu’est-ce que le karaté vous a apporté ?
J-M.P. : Le karaté, comme de nombreux arts martiaux, apporte de la sérénité et une meilleure gestion de soi. C’est également l’un des seuls sports où l’on peut côtoyer un champion du monde en toute simplicité. De plus, il permet une meilleure compréhension de l’autre. C’est une discipline qui permet rapidement de discerner l’aspect psychologique d’une personne car la première maxime du karaté est : « Le meilleur des combats est celui que l’on ne fait pas ».

Propos recueillis par A.AM

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