Bol d’Or : nouvelle expérience en endurance pour Florian Pelegrin

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 20 septembre 2019 à 00h00 | Vu 553 fois
Bol d’Or : nouvelle expérience en endurance pour Florian Pelegrin
Avec le Bol d’Or, Florian Pelegrin (à droite) participera cette saison à sa 2de course en catégorie endurance, après les 24h du Mans en avril. - © DR

Après une pige aux 24h du Mans moto les 20 et 21 avril, le Saint-Gervaisien Florian Pelegrin poursuit son chemin en endurance pour enrichir son expérience. Ce week-end des 21 et 22 septembre, il participera à l’autre course mythique d’endurance moto : le Bol d’Or, qui se tient depuis trois saisons sur le circuit varois du Castellet. Entretien.

♦ Comment vous êtes-vous retrouvé à participer à cette mythique course du Bol d’Or ?
Florian Pelegrin : Au cours de l’été, j’ai eu plusieurs contacts avec des équipes engagées au Bol d’Or, mais je n’ai pas donné suite à leur invitation, car elles me demandaient un trop gros budget pour payer mon guidon. J’ai cependant accepté la proposition d’être pilote remplaçant au sein du team JMA, le même qui m’avait donné ma chance pour les 24h du Mans. Peut-être que comme lors de cette course, une équipe aura besoin d’un pilote officiel et me contactera. Avec le team JMA, je serai au guidon de la Suzuki 34 et mes coéquipiers seront Guillaume Montessuit, Nicolas Cronier et Dylan Mille.

« Je vais tenter ma chance sur place pour décrocher un guidon officiel »
♦ Est-ce la première fois que vous participez de près ou de loin au Bol d’Or ? Et depuis que vous avez eu connaissance de votre partici-pation, avez-vous réalisé une pré-paration physique particulière ?F.P. : Oui, c’est ma première course au Bol d’Or et seulement ma deuxième course en catégorie endurance. Comme tout s’est fait précipitamment, je n’ai pas eu le temps de faire une préparation spécifique, d’autant que je n’ai pas roulé depuis le mois de juillet et ma chute au Mans en catégorie Promosport. Ma moto ayant eu quelques dommages, je n’ai pas eu le temps de la réparer. J’ai dû stopper ma saison en Promosport 1 000 cm3, alors que j’étais sur une bonne dynamique. Pour le Bol d’Or, nous verrons bien : cela reste une course moto.

♦ Est-ce que le fait d’avoir participé aux 24h du Mans va vous servir pour appréhender cette course ?
F.P. : Oui, car cette fois, je sais à quoi m’attendre : je ne serai plus surpris. Et si par chance, je participe à la course en tant que pilote officiel, je sais comment gérer la situation depuis les 24h du Mans.

« Le tracé à l’air sympa avec cette longue ligne droite »
♦ Concernant le circuit, avez-vous déjà roulé sur cette piste du Paul Ricard ?
F.P. : Je ne la connais absolument pas. Pour être honnête, je n’y ai jamais mis les pieds. Mais le tracé a l’air sympa avec cette longue ligne droite d’1,8 km, où les motos dépassent facilement les 320 km/h !

♦ Avez-vous pu faire des essais de roulage avec votre nouvelle moto ou vous ne pourrez faire que ceux de la course ?
F.P. : Je vais tout découvrir à partir du mardi précédant la course avec le début des essais libres. En tant que pilote de réserve, je vais être amené à moins rouler que les trois pilotes titulaires du team. Je vais donc essayer d’exploiter au mieux mes séances de roulage afin d’être performant le plus vite possible.

♦ Qu’appréhendez-vous le plus pour cette course ?
F.P. : Si je roule, ce sera sur les premiers relais, car le Bol d’Or est la course d’ouverture championnat du monde 2019-2020. Les autres pilotes sont donc plus expérimentés et prêts. En tant que quatrième pilote, je ne roule quasiment pas et je ne connais pas du tout le circuit. Si je parviens à trouver une équipe avant le départ samedi après-midi, il me faudra bien un ou deux relais pour prendre un rythme rapide, pour ne pas être trop largué et pour m’habituer à la nouvelle moto qui sera bien sûr différente de celle que j’aurai pilotée durant les essais avec le team JMA.

♦ Quels seront vos objectifs pour cette course ?
F.P. : Je n’ai pas d’objectif en particulier, car pour l’instant je ne suis que 4e pilote, donc s’il n’arrive rien aux pilotes titulaires, je ne ferai pas la course. Mais je compte faire une bonne séance de qualification pour montrer aux teams que les pilotes qu’ils engagent, car ils apportent un gros budget, ne sont pas forcément les plus performants, ni les plus rapides. Sportivement, ils n’ont pas leur place sur la piste, car ils ont un trop gros écart de niveau avec les autres pilotes.

♦ Est-ce que cette nouvelle expérience en endurance vous conforte dans l’idée de basculer définitivement dans l’endurance ?
F.P. : Oui, j’aimerais vraiment passer en catégorie endurance, mais cela ne semble pas parti pour. On verra après le Bol d’Or…

Propos recueillis par Aurélie Amieux

+ D’infos : Le Bol d’Or sur la piste du Castellet, en direct sur la chaîne L’Équipe, les 21 et 22 septembre.

♦ Le Bol d’Or en quelques mots
Véritable ode à la moto, le Bol d’Or, dont la 83e édition se tiendra pour la cinquième année consécutive au circuit Paul Ricard, au Castellet, les 20, 21 et 22 septembre, réunit plus de 500 pilotes répartis en trois courses et attire plus de 70 000 spectateurs.
Créée en 1922, la mythique course internationale d’endurance est l’ou-verture du championnat du monde FIM d’endurance. C’est une grande fête dédiée à la moto avec des animations, un village des constructeurs, des concerts, des expositions, une fête foraine, qui, sur un rythme effréné, amusent les passionnés de deux roues. Certains font des milliers de kilomètres pour, à l’instar des 24h du Mans assister à cette mythique course toujours pleine de surprises et de rebondissements.
Soixante équipages se sont donné rendez-vous cette année pour en découdre durant 24 heures sur la piste du Castellet, dans les collines varoises et pour inscrire leur nom à l’exceptionnelle histoire du Bol d’Or.

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