Le patrimoine, une rencontre avant tout

Par Cécile Alibert | Publié le 23 septembre 2019 à 11h00 | Vu 353 fois
Le patrimoine, une rencontre avant tout
Gilles Meeus (à gauche) peut compter sur l’aide d’une dizaine de coordinateurs, dont Marie-Noëlle et François Capéran. - © Cécile Alibert

« On se verra au salon ! » Il aura suffid’une seule édition pour rendre l’événement incontournable. Samedi 28 et dimanche 29 septembre, trente associations iséroises et drômoises se donnent à nouveau rendez-vous à Saint-Marcellin pour le deuxième volet de « Rencontre des patrimoines ». L’occasion de réunir en un même lieu experts et amateurs d’histoire locale.

Autour de la table, ils sont trois passionnés. Une « autochtone » et deux « étrangers ». La preuve qu’il ne faut pas nécessairement être natif d’un territoire pour s’intéresser à son histoire. Si ce week-end, chacun consacrera les Journées du patrimoine à son village, c’est à Saint-Marcellin qu’ils se retrouveront pour un autre rendez-vous, toujours sur le même thème : le deuxième salon « Rencontre des patrimoines », organisé samedi 28 et dimanche 29 septembre.

Aux manettes, Gilles Meeus avoue avoir « moins la trouille » cette année. Il faut dire que « le succès » de la première édition, en 2017, permet d’aborder l’événement avec plus de sérénité. Et d’apporter quelques nouveautés. « Il fallait se renouveler dans le contenu, annonce le président de l’association Si Pont m’était conté. Nous avons décidé de mieux nous installer, car nous étions un peu à l’étroit. »

C’est donc le Forum qui accueillera ce week-end de rencontres. Rencontre entre une trentaine d’associations iséroises et drômoises, qui, bien qu’unies par une même passion, ne se connaissent pas toujours. Rencontre aussi avec le public et les élus. Tous pourront déambuler entre les stands, admirer des maquettes, visionner des diaporamas, échanger avec des écrivains ou écouter des contes pour petits et grands. La salle polyvalente hébergera de son côté une série de miniconférences (lire encadré).


S’intéresser aussi à « la petite histoire »


Oubliés le fromage ou la noix. Oubliées les frontières, qu’elles soient entre deux départements ou de part et d’autre d’une rivière. Le salon invite le territoire à se « vendre autrement ». À se « donner une identité », « une personnalité », loin « des grandes surfaces, des grandes métropoles, où tout se ressemble ».

C’est également l’occasion de révéler le travail des associations. « On s’intéresse à la grande Histoire, mais beaucoup aussi à la petite histoire. C’est celle-là qui plaît aux gens, car elle leur donne une certaine importance », précise Marie-Noëlle Capéran. Dans ses recherches, la présidente de l’association Les Amis du vieux Saint-André peut compter sur l’aide de son mari, François, qui apprécie « trouver des choses et savoir les expliquer ».

Dernier objectif : attirer du « sang neuf ». « On parle beaucoup de patrimoine, mais les jeunes retraités semblent plutôt attirés par leur téléphone, Internet ou le développement personnel », déplore Gilles Meeus. Reste à être assez convaincants le week-end prochain pour inverser la tendance.

+ D’infos : Rencontre des patrimoines, samedi 28 septembre (10 h 30-18 h 30) et dimanche 29 septembre (10 h-18 h), au Forum et à la salle polyvalente de Saint-Marcellin. Entrée libre. www.rencontredespatrimoines.fr

Détails du programme à retrouver dans la version papier du Mémo.

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