La société et ses travers comme source d’inspiration pour Sébastien Jullian

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 30 septembre 2019 à 07h00 | Vu 536 fois
La société et ses travers comme source d’inspiration pour Sébastien Jullian

Nous avions laissé l’année dernière Sébastien Jullian en pleine dualité et en quête d’une vérité. Nous le retrouvons un an après, toujours dans l’univers du thriller mais tendance polar. Entretien avec l’auteur qui fourmille de projets et déborde d’imagination.

- La rédaction de ce second opus Le berceau du talion a-t-elle été plus facile que pour le premier ?

Sébastien Jullian : Au contraire, cela a été plus compliqué. La difficulté ne se trouve pas au niveau de l’histoire, les idées étaient là, mais c’était plus au niveau de l’écriture, du bon français. Mon premier livre, je l’ai écrit à la première personne, on fait donc principalement de la description, c’est beaucoup plus simple. Dans mon second ouvrage, il y a plusieurs personnages, je fais des flash-back, je navigue beaucoup entre les protagonistes, il y a donc de nombreuses règles de temps, de syntaxes à respecter. Le français est vraiment une langue de "malade". Je ressens donc plus de fierté pour ce second roman qui est plus abouti et qui a été plus dur à écrire. Rien que pour la relecture et les corrections, il m’a fallu plus d’un an de travail, alors que l’écriture m’a pris six mois !

« J'ai déjà vendu des exemplaires de mon livre dans plusieurs pays d'Europe »

- Est-ce que comme pour le premier roman, vous vous êtes autoédité ?

S.J. : Oui, car à moins de trouver une maison d’édition d’exception au sein de laquelle on se sent parfaitement bien, on n’a jamais complètement la mainmise sur notre œuvre. Avec l’autoédition, c’est le cas !

- Avez-vous conservé le même prestataire ?

S.J. : Suite à de nombreux échanges avec d’autres auteurs sur les réseaux sociaux et les forums, j’ai opté pour l’autoédition avec Amazon. Cela permet d’avoir le contrôle sur son livre de A à Z, de la couverture au prix de vente. Amazon ne fait rien payer. Par contre, il faut être assez autonome et débrouillard, car s’ils vous fournissent le logiciel d’édition, pour tout le reste, vous devez vous débrouiller et bien vous entourer pour la mise en page, la relecture, les couvertures… Amazon a plusieurs qualités, dont celle de ne pas faire payer les frais de port. Ainsi, les lecteurs ne paient que le prix du livre, dont une plus grande part revient à l’auteur, contrairement aux cas où l’on fait éditer son livre dans une maison d’édition. Puis, avec Amazon, on peut immédiatement proposer l’e-book et on touche un public mondial. J’ai d’ailleurs déjà vendu des exemplaires de mon livre dans plusieurs pays d’Europe.

- Quelles sont les différences flagrantes entre vos deux romans : Dualité et Le berceau du talion ?

S.J. : Dualité était un thriller psychologique, un huis clos très noir, écrit à la première personne. Le second est toujours un thriller mais à tendance polar, avec une enquête de police qui démarre suite à une affaire de harcèlement et à des suicides. Le premier chapitre traite de cette affaire de harcèlement qui s’est déroulée il y a quinze ans, puis le second chapitre enchaîne avec le suicide d’un avocat lié à cette affaire.

- Pourquoi avoir intitulé votre roman Le berceau du talion ?

S.J. : Au départ, je voulais l’intituler La genèse du talion, mais j’ai préféré le berceau pour encore mieux exprimer cette idée que la vengeance est un plat qui se mange froid, et que tout finit par se payer un jour. Ensuite, c’est parce que j’avais déjà en tête ma couverture où je fais référence à la déesse de la justice Thémis, car je suis déçu par la justice française, par son manque de réactivité et d’action contre le harcèlement par exemple. Dans chacun de mes livres, j’aborde des sujets de société qui me tiennent à cœur afin de pousser le lecteur à une réflexion et qu’il fasse le parallèle entre la fiction et la réalité. C’est pourquoi, dans mon prochain roman, je traiterai des enfants et femmes battus.

« J’aimerais me lancer dans l’écriture de thriller pour adolescents »

- À propos de vos projets, quels sont-ils ? Pensez-vous déjà à un troisième roman ?

S.J. : Pour tout dire, il est déjà écrit. Je me donne toujours six mois d’écriture, de janvier à juin. Les autres mois, je relis, je corrige… J’écris toujours dans le train, durant 45 minutes environ, ce qui me fait quatre pages Word par jour, soit vingt par semaine. Si mon premier livre relevait du thriller psychologique et le second du polar, mon troisième sera dans le paranormal, le drame. Un peu dans le style de Stephen King, un univers que j’adore.

- Outre l’écriture de thrillers, songez-vous à vous aventurer dans d’autres univers littéraires ?

S.J. : J’aimerais me lancer dans l’écriture de thrillers pour adolescent, cela resterait donc dans mon univers de prédilection, mais c’est un véritable challenge d’écrire un thriller sans meurtres. Sinon, je me suis mis à écrire des petites nouvelles sur divers sujets de société, selon mon inspiration du moment.

Propos recueillis par Aurélie Amieux


+ D’infos : Le berceau du talion, nouvel opus de Sébastien Jullian. Roman en vente en librairie et sur Amazon. 

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