Le semi-marathon de la noix entre dans sa 4e édition

Par Aurélie AMIEUX | Publié le 11 octobre 2019 à 00h00 | Vu 539 fois
Le semi-marathon de la noix entre dans sa 4e édition
La fonction de directeur de course, c’est aussi la remise des prix lors des podiums comme ici l’année dernière pour Denis Cresson (à gauche). - © Bernard Giroud

Au cœur des noyeraies de Tullins va se tenir ce dimanche 13 octobre la 4e édition du semi-marathon de la noix, organisée par le club CMI (Coureurs du monde en Isère). Seule course labellisée en région Auvergne-Rhône-Alpes, le semi-marathon de la noix est une « grosse machine » qui exige une organisation militaire. Pour orchestrer tout cela, comme dans de nombreux sports, le poste de directeur de course est essentiel. Zoom sur cette fonction avec Denis Cresson, directeur de course du semi-marathon depuis son retour en 2016.

Ils seront environ 250 à fouler cette année les 21,1 km du semi-marathon de la noix. Pour que leur épreuve se déroule dans les meilleures conditions, notamment pour celles et ceux qui souhaitent obtenir un temps qualificatif pour les championnats de France, Denis Cresson est à la baguette avec ses 260 bénévoles. Une fonction lourde de responsabilités, qui, si elle l’engage auprès des coureurs, l’engage également au pénal et au civil en cas de problèmes.  Il revient sur sa prise de poste effectuée il y a quatre ans : « J’ai participé au semi-marathon à deux reprises en tant que coureur et plu-sieurs fois comme bénévole. Puis, il a été arrêté. J’ai repris la direction de l’épreuve il y a quatre ans, car en tant que course labellisée, nous avons dix ans d’interruption autorisés avant de perdre tous nos agréments et de devoir tout recommencer. De plus, de nombreux coureurs nous demandaient de remettre en place cette course qui a ses adeptes. »

En effet, avant son arrêt, le semi-marathon de la noix pouvait attirer plus de 1 200 participants, mais avec l’arrivée des disciplines à la mode à l’instar du trail, certaines compétitions ont vu leur nombre de concurrents diminuer. Une tendance qui semble de nouveau s’inverser, comme l’explique Denis Cresson : « Les trails ou les cross, après avoir été à la mode, attirent moins aujourd’hui, car physique-ment, ils sont très durs et exigeants, voire violents pour les organismes sur certains parcours. Les sportifs reviennent de plus en plus à la course sur bitume. Et concernant le semi-marathon, grâce à son label, nous attirons des athlètes qui souhaitent réaliser des performances. Comme notre parcours est assez plat, il offre de grandes possibilités de "claquer" un temps. »

Une réglementation appliquée à la lettre
Si le label permet d’attirer des coureurs de très haut niveau, il engage surtout de nombreuses responsabilités pour le directeur de course, qui gère notamment toutes les demandes administratives : « Contrairement à d’autres disciplines sportives, pour être directeur de course en athlétisme, nous n’avons pas besoin de prendre une licence particulière. Notre hiérarchie est la Fédération française d’athlétisme et nous nous en référons à ses publications de règlement. À nous de nous tenir régulièrement informés pour respecter ces consignes et donc organiser notre épreuve en parfaite conformité avec les règles, rappelle Denis Cresson, avant de poursuivre, concernant mes obligations, en raison du label de la course, je dois obligatoirement mobiliser des juges, des médecins, un commissaire de course, une société de chronométrage reconnue par la Fédération, contracter des assurances pour les coureurs et les véhicules d’intervention, fournir une salle surveillée pour le contrôle antidopage. Je dois également véri-fier que d’un point de vue médical, tous les participants sont aptes à courir, car au moindre souci, c’est ma responsabilité de directeur de course qui est engagée. Toutes ces conditions à respecter représentent un investissement budgétaire de 10 000 euros environ pour notre club Coureurs du monde en Isère. »
Avec les bénévoles, l’argent est le nerf de la guerre au sein des associations qui, aujourd’hui doivent gérer, à l’euro près, des budgets serrés. Il confirme : « Beaucoup de postes de course sont à notre charge, tout comme les récompenses ou le label dont le prix s’élève à 250 € chaque année. Notre problématique est que la course à pied n’est pas un sport qui attire les sponsors. À Tullins par exemple, ce sont le rugby et le football qui font recette, et puis les entreprises n’ont pas non plus des budgets indéfiniment extensibles. En tant que directeur de course, la gestion budgétaire est vraiment le dossier le plus délicat à traiter. »

Des projets d’évolution en réflexion
Depuis son retour, le semi-marathon de la noix a retrouvé un certain rythme de croisière, même si son directeur de course aimerait augmenter le nombre de participants : « Nous sommes satisfaits d’avoir relancé l’épreuve, car les coureurs ont répondu présents et sont également satisfaits de notre organisation. Pour l’avenir, nous sommes constamment dans une optique de remise en question afin de nous améliorer dans l’organisation, l’accueil… Nous réfléchissons aussi à mettre en place d’autres parcours, mais non labellisés. Cette année, nous avons d’ailleurs répondu à une requête des parents qui souhaitaient une course pour les tout-petits ».
Ainsi, pendant que les adultes avaleront les 21,1 km du semi-marathon, les enfants s’élanceront sur les 500 m de la course mini-gambettes et les benjamins-minimes parcourront le kilomètre du circuit tracé dans les rues de Tullins. Et, pour récompenser ces athlètes en herbe, CMI a tout prévu puisqu’ils recevront tous une médaille à l’arrivée.
Emmenée par Denis Cresson et supportée par tous les membres de Coureurs du monde en Isère ainsi que les bénévoles, cette 4e édition du semi-marathon de la noix s’annonce prometteuse, notamment au niveau des chronos si la météo se montre clémente.

Aurélie Amieux

+ D’infos : Semi-marathon de la noix, dimanche 13 octobre, à Tullins. Départ 9 h 30. Inscriptions sur place au gymnase Mauduit samedi 12 (16 h-19 h) et dimanche 13 octobre (7 h 30-9 h). Vestiaires et douches sur place, ravitaillements aux kilomètres 5, 10 et 15 et à l’arrivée. Chronométrage à puce.

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