US Vinay : petit par le budget, mais costaud sur le terrain

Par Rédaction | Publié le 17 janvier 2020 à 18h00 | Modifié le 21 janvier 2020 à 16h04 | Vu 1138 fois
US Vinay : petit par le budget,  mais costaud sur le terrain
Au match aller à Montélimar, le 15 septembre, l’US Vinay avait largement dominé (37-8) son adversaire. - © DR

Dimanche 12 janvier, pour la reprise, l’Union sportive Vinay s’est imposée 30-11 face à Montélimar. Une sixième victoire de rang, qui hisse les Guêpes à la 3e place de leur championnat. Une prouesse pour le budget le plus modeste de la poule, qui rivalise avec les grosses cylindrées de la Fédérale 2.

«Ce fut un match un peu compliqué», concède l’entraîneur de l’Union sportive Vinay, Antonin Rozand, après une victoire à domicile (30-11) longue à se dessiner face à Montélimar, dimanche 12 janvier. «Beaucoup de monde s’attendait à nous voir gagner avec le bonus offensif», rappelle-t-il. L’adversaire n’était en effet que le dixième de la poule avec seulement quatre victoires pour dix rencontres avant la trêve hivernale. Les Guêpes avaient en outre largement battu les Drômois (37-8) en ouverture du championnat. «Mais c’était un match de reprise après les vacances, nuance le coach. Il a fallu se remettre à se faire des passes, se remettre à plaquer... Donc, nous sommes contents de cette victoire malgré tout»

Car en dépit d’une prestation pas tout à fait exemplaire, les pensionnaires du stade Vieux Melchior ont signé leur sixième succès de rang, tout en restant invaincus à domicile. Les rugbymen pointent désormais à la troisième place de leur poule de Fédérale 2, à égalité de points avec le second, Annonay. La performance est à souligner pour un club qui n’évolue à ce niveau que pour la troisième saison.«Notre première saison à ce niveau s’était plutôt bien passée, puisque nous avions terminé deuxièmes de poule, se souvient Antonin Rozand. Mais l’année suivante, où tout le monde nous attendait, avait été plus compliquée».

Viser un barrage à domicile

L’ambition pour l’heure est donc de pérenniser le maintien à cet échelon, et non pas de viser plus haut. «L’objectif est d’être dans les six premiers pour jouer les phases finales, rappelle le Vinois. Il ne s’agit certainement pas de monter en Fédérale 1. Nous n’en avons pas les moyens.» La réalité financière est en effet froide : l’US Vinay affiche «le plus petit budget de la poule 3 et parmi les plus petits de Fédérale 2 à l’échelle nationale» avec 220 000 euros seulement, quand celui de Saint-Jean-en-Royans, le leader, est trois fois plus élevé. «La Fédérale, c’est un autre monde, analyse Antonin Rozand. Les gros budgets sont de l’ordre du million d’euros.» Face à ce constat, le club du Sud-Grésivaudan se veut pragmatique : «Nous visons la troisième ou quatrième place de la poule. Cela nous assurerait un barrage à domicile, et donc une grosse recette à la billetterie. Et idéalement, face à un club d’ici, comme Voiron.» 

Pour autant, pas question de laisser filer les deux leaders pour la fin de saison : «Si nous maintenons la pression sur eux, cela les obligera à faire des gros matches face à nos concurrents directs.» Pour se projeter un peu plus loin, l’US Vinay continue de miser sur ses jeunes : «Nous n’avons pas les moyens de payer des joueurs. Notre bonne école de rugby est donc ce qui nous permet d’être à ce niveau. D’ailleurs, près de 80% de notre effectif senior, en incluant la réserve, est constitué de Vinois.» 

À terme, un rapprochement avec les voisins de Saint-Marcellin pourrait aussi être une option crédible. Même si l’entraîneur se défend d’y penser dans l’immédiat, il ne ferme pas la porte : «Nous avons un bon vivier rugby dans ce secteur et les liens existent déjà dans les catégories jeunes.» De quoi continuer de rêver en ovale.

Florian Espalieu

+ D’infos : Les prochains matches :

- 19 janvier : Voiron – Vinay

- 26 janvier : Vinay – Saint-Marcellin

- 16 février : Tournon-Tain – Vinay

- 23 février : Vinay – Montmélian

- 1er mars : Vinay – Annonay.

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