Jacques Lascoumes se lance avec appétit dans la campagne

Par Stéphane Perrin | Publié le 12 février 2020 à 16h56 | Modifié le 12 février 2020 à 17h06 | Vu 245 fois
Jacques Lascoumes se lance avec appétit dans la campagne
Jacques Lascoumes, 54 ans, vient de se déclarer. Parmi les préoccupations de ce chef d’entreprise, le doublement de la ligne TER Grenoble-Valence. - © Stéphane Perrin

Élu d’opposition depuis 2014, le chef de file de «Saint-Marcellin pour tous» conduira bien une liste aux élections municipales. «Sans idéologie, soucieux de servir la ville avant tout», il nous dévoile les grandes lignes de son projet. La présentation de ses colistiers viendra plus tard.

Après avoir passé six ans dans le rôle du trublion au sein de l’opposition, Jacques Lascoumes se présente de nouveau aux élections municipales. Il conduit la liste Saint-Marcellin pour tous, avec bon nombre de candidats qui le suivaient déjà en 2014. Interview.

Quel est votre bilan après ces six années dans l’opposition ?

J.L. : J’estime avoir rempli le rôle d’un opposant classique, à savoir mettre à nu la réalité de la politique du maire. Ce ne fut pas une opposition systématique, puisque nous avons approuvé des choses qui allaient dans le bon sens, comme la rénovation des écoles. Il était temps d’ailleurs... Pour le reste, nous ne pouvions être d’accord sur le Plan local d’urbanisme, qui entérine le bétonnage des espaces verts du cœur de ville. La vente de la régie d’électricité, qui enlève à la mairie toute possibilité de levier sur les tarifs, a aussi été une grosse erreur.

Quand avez-vous pris la décision de vous représenter ? 

J.L. : Cela fait un an que nous travaillons à un projet, en interrogeant les Saint-Marcellinois sur leurs attentes, leurs besoins. À partir de ce programme, des gens de divers horizons ont accepté de me suivre.

Quelle est votre proposition phare ?

J.L. : Nous devons tirer parti de la gastronomie, un atout majeur de notre ville. Nous comptons de nombreux restaurateurs de qualité et nous pouvons nous appuyer sur le prestige du saint-marcellin, connu dans la France entière. Le bien manger est synonyme d’activité économique, mais aussi de qualité de vie, c’est joyeux et convivial.

D’autres pistes pour renforcer l’attractivité de Saint-Marcellin ? 

J.L. : La ville dispose de nombreux atouts, avec un centre historique remarquable et la proximité du Vercors. Il est impératif que la municipalité travaille à sa promotion touristique. L’intercommunalité peut y contribuer. Plutôt que d’installer une aire d’accueil des gens du voyage à côté de l’échangeur autoroutier, y aménager un point d’information touristique, doublé d’une aire de covoiturage, serait bien plus intelligent !

Vous avez aussi travaillé aux questions de mobilité ? 

J.L. : Le stationnement est à repenser entièrement. Pour cela, nous proposons de mettre en place des navettes pour desservir la gare SNCF, ce qui décongestionnerait le parking et les rues adjacentes. Cela libérerait du stationnement pour les gens qui viennent travailler à Saint-Marcellin et les riverains, avec l’idée de «réserver» des places à la clientèle des commerçants du centre-ville. Une navette pour le marché serait aussi la bienvenue.

Quelles sont vos propositions en matière d’urbanisme ?

J.L. : C’est assez simple. Pour donner envie à des familles de venir s’installer, il faut privilégier des logements avec jardin et impérativement préserver les espaces verts que sont Vallon, le stade Carrier et Joud. Nous n’avons pas besoin que la ville ait 10000 habitants. Nous avons surtout besoin que nos écoles arrêtent de perdre des élèves.

Vous parlez aussi de sécurité ? 

J.L. : C’est un préalable, que ce soit sur les aspects humains, environnementaux et routiers. Cela passe aussi par la remise en état des chaussées dans tous les quartiers.

L’enseignement et la formation font partie de vos priorités...

J.L. : Effectivement. Nous avons une tradition scolaire ancienne et bien établie. Nous devons développer notre pôle de formation, ce qui passe notamment par la réouverture de BTS au lycée.

Qu’en est-il de l’offre de santé ? 

J.L. : Là aussi, il convient de renforcer notre pôle de santé en nous appuyant sur l’hôpital.

Un mot de conclusion...

J.L. : Notre conviction, c’est qu’il faut désentraver les potentiels de Saint-Marcellin. Arrêtons de parler de revitalisation, c’est péjoratif.

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