« Entr’actes à St-Marce » : des spectacles vus et approuvés

Par Cécile Alibert | Publié le 21 février 2020 à 17h00 | Vu 1030 fois
« Entr’actes à St-Marce » : des spectacles vus et approuvés
A la guitare, le metteur en scène Michel Duckit est entouré des autres comédiens amateurs des Tréteaux de la Cumane. - © DR

Côté jardin, se pressent les fidèles de la première heure. Côté cour, hésitent encore les novices. Du 21 au 23 février, le festival de théâtre amateur remonte sur la scène du Diapason à Saint-Marcellin, avec des spectacles accessibles à tous. La compagnie des Tréteaux de la Cumane, qui organise l’événement, espère cette année encore conquérir le public avec ses derniers « coups de cœur ».

Ce ne sont que des spectacles testés. Et approuvés. Du 21 au 23 février, le festival « Entr’actes à St-Marce » revient sur la scène du Diapason avec une programmation prometteuse. « Nous avons vu des dizaines de spectacles. Le but est de partager ceux que nous avons aimés », révèle Michel Duckit, metteur en scène des Tréteaux de la Cumane, qui coorganisent l’événement avec le service culturel de la Ville.

Moyens de communication, morale, condition humaine… à chaque jour, son univers. Ce vendredi, le festival lève le rideau sur La touche étoile. La Cie Théâtre de la Grille Verte viendra jouer cette pièce de Gilles Dyrek qui dénonce, non sans humour, les dérives de la modernité.

Samedi, changement de décor. « Le libertin, d’Eric-Emmanuel Schmitt, parle de Diderot, le philosophe des Lumières, raconte Pierre Treille, metteur en scène de la Cie 23H24. Je suis parti de l’idée que l’on pouvait avoir de beaux principes, sans pour autant les appliquer à sa famille. » Avec une « particularité » : le séduisant Bernard Giraudeau, qui incarnait Diderot dans les années 1990, revêt ici les traits d’un comédien octogénaire. De quoi pimenter « une pièce à rebondissements, pas ennuyeuse, en costumes, mais jouée de façon contemporaine »

Dimanche, rendez-vous pour le dernier acte du festival, proposé par La Fox Cie. Dans Cabaret à l’ombre des canons, théâtre, chant et danse se mêlent sous la plume acerbe de l’auteur israélien Hanokh Levin.

« Un théâtre amateur de qualité »

Venus d’Isère, de Haute-Savoie ou de la Loire, tous les comédiens sont amateurs. Et tiennent à le rester. « C’est une certaine liberté, qui permet d’avoir le temps de travailler, sans avoir à courir les cachets pour gagner sa vie », s’enthousiasme Michel Duckit. Même discours chez Pierre Treille : « On ne dépend pas de commandes pour remplir notre frigo. Avec la Cie 23H24, nous pouvons prendre le parti de ne faire que des comédies contemporaines, avec du sens, qui reflètent la réalité et les problématiques d’aujourd’hui. »

Ils ont beau avoir un travail à côté, Michel Duckit et ses acolytes n’en demeurent pas moins exigeants quand il s’agit de leur passion : « Nous cherchons toujours des spectacles qui provoquent des émotions, de la légèreté, mais aussi un peu de réflexion. C’est aussi l’un des buts du festival : montrer que le théâtre amateur est riche, diversifié et de qualité. Ce n’est pas que du vaudeville. »

« Attirer un nouveau public »

à chaque nouvelle édition, les spectateurs se montrent « fidèles ». L’objectif cette année ? « Conforter cette confiance, mais aussi attirer un nouveau public et faire en sorte que le théâtre n’entraîne pas le rejet. » C’est pourquoi Les Tréteaux de la Cumane défendent un art « accessible à tous ». à l’image du festival, qui inclut un programme à destination des jeunes, avec d’une part deux « lectures en action » de contes pour les plus petits, et d’autre part un « vrai spectacle » joué par la section ado. « Nos ateliers pour enfants permettent une transmission. C’est un moyen de récréer un réseau qui a disparu », avance Michel Duckit, qui regrette le temps où la compagnie était connue de tous les Saint-Marcellinois. « C’est une section de l’Amicale laïque depuis 1967. Elle fait partie de l’histoire de la ville, poursuit le comédien, qui n’oubliera jamais ses débuts sur scène, en 1996. J’aimerais qu’elle redevienne un pilier dans la culture des habitants. » Ce qui commence dès ce week-end.

Retrouvez le programme complet dans notre édition papier.

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