Les services de la Ville poursuivent leurs «missions essentielles»

Par Barbara Satre | Publié le 03 avril 2020 à 15h45 | Modifié le 03 avril 2020 à 16h18 | Vu 567 fois
Les services de la Ville poursuivent leurs «missions essentielles»
Une partie des agents communaux reste présente sur le terrain en cette période de confinement. - © DR

«Allô, la mairie ? Je voudrais joindre la direction des services.» «Oui, patientez un peu, nous sommes en télétravail.» Comme bon nombre de collectivités territoriales et d’institutions, la Ville de Saint-Marcellin a dû revoir son organisation pour s’adapter au contexte de la crise sanitaire, tout en assurant une continuité de service public.

Une nouvelle organisation

«En premier lieu, nous avons listé les agents qui pouvaient travailler», témoigne Thierry Angelier, directeur général des services. Comme dans d’autres structures en effet, certains employés doivent assurer la garde des enfants ou ne peuvent prendre le risque de s’exposer, car vulnérables ou fragiles. Ainsi, sur les 190 agents que compte la mairie, la moitié est mobilisée et une partie reste «mobilisable». Sur le personnel mobilisé, 50 % sont en télétravail et le reste déployé sur le terrain.

«Ensuite, nous avons déterminé comment répartir nos agents disponibles sur les missions essentielles qu’il nous faut assurer», poursuit le cadre de la mairie. Sont ainsi maintenus «la relation avec les habitants» via un accueil téléphonique les jours ouvrés de 8 heures à 17 heures, le service d’état civil sur rendez-vous, l’aide aux personnes âgées et/ou handicapées via le CCAS (lire Le Mémo du 27 mars), ainsi que certains services techniques.

Le service de propreté en effectif réduit

Parmi ceux-ci, le service de la propreté urbaine poursuit sa mission quotidienne, mais en effectif réduit. «Deux agents sont mobilisés au lieu de six habituellement», précise Thierry Angelier. Leurs actions se concentrent sur l’entretien des toilettes publiques, ainsi que le nettoyage et le ramassage des déchets autour des corbeilles et des points d’apports volontaires. «Nous constatons moins d’encombrants dans les rues et n’avons pas recensé à ce jour de
moloks qui débordaient sur les points de collecte», rapporte le responsable.

«Ils ont l’habitude»

Ces agents d’entretien n’ont pas d’équipement particulier lié au contexte «Covid-19», puisqu’ «ils travaillent déjà avec des tenues spécifiques de protection en temps normal et ont l’habitude d’être confrontés à des problématiques sanitaires», souligne Thierry Angelier. Des dispositions sont cependant prises lorsqu’il faut manipuler certains encombrants : «Un matelas avait été déposé près d’un molok. Avant de le manipuler, il a été entièrement désinfecté, même si les agents ont des gants.»

Concernant la gestion des espaces verts, l’activité est à l’arrêt. Les agents veillent simplement, dans les locaux techniques, à arroser les plants en attente d’être repiqués.

Barbara Satre

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