Triathlon : les athlètes de l’ACO n’ont pas dit leur dernier mot

Par Barbara Satre | Publié le 08 avril 2020 à 15h30 | Modifié le 08 avril 2020 à 16h18 | Vu 367 fois
Triathlon : les athlètes de l’ACO n’ont pas dit leur dernier mot
Une équipe s’élance pour le parcours vélo lors de la dernière édition du triathlon du pays de Saint-Marcellin.

Leurs entraînements collectifs ont été stoppés net et le triathlon du pays de Saint-Marcellin, qu’ils devaient organiser le 5 avril, a été reporté pour cause de Covid-19. Qu’à cela ne tienne, les triathlètes de l’Aquatique club Olympide ont trouvé des solutions.

«Les décisions sont tombées en quelques jours, signale Frédérik Delaye, vice-président de l’Aquatique club Olympide (ACO). Suite à une réunion tenue mardi 10 mars, nous avons décidé de reporter le triathlon du pays de Saint-Marcellin prévu le 5 avril. Vendredi 13 mars, la piscine Olympide fermait. Nous étions alors contraints d’annuler les entraînements de natation du vendredi et ceux des jours suivants pour tous les sports de notre discipline, à savoir la nage, le cyclisme et la course à pied.» Même si, légalement, les athlètes, comme le reste de la population, peuvent sortir se défouler une heure par jour dans un rayon d’un kilomètre autour de leur domicile, il n’est pas question d’entraînement à proprement dit. « Les premiers jours, les fédérations nous ont inondés de messages, sommant de ne pas inciter les pratiquants à sortir pour s’entraîner », rapporte le vice-président. 

Une chaîne Youtube pour s’entraîner 

Loin du bassin, du bitume et de la piste, les triathlètes, qui en temps normal répètent leurs gammes plus d’une dizaine d’heures par semaine, n’ont pourtant pas décroché. Frédérik Delaye confie : «Notre entraîneur de natation, Thomas Labeau, nous concocte des programmes de préparation physique spécifiques. Ce sont des enchaînements de 30 à 45 minutes de squats, pompes, chaise… Pour éviter que les jeunes adoptent de mauvaises positions et se blessent, il s’est filmé et partage ses vidéos sur Youtube.»

Pour les deux autres sports de la discipline, certains pratiquantssont équipés de machines d’intérieur, telles qu’ « un tapis de course ou un "home-trainer", qui permet defaire du vélo d’appartement avec son propre vélo (l’appareil maintient la roue arrière en suspension et peut freiner sa rotation pour reproduirela difficulté du terrain, NDLR)».

Rester en lien pour se motiver

Pour « se motiver », les membres du club restent en contact et partagent leurs efforts sur les réseaux sociaux,notamment via «l’application Strava,qui permet aux membres dugroupe de suivre les entraînementsdes uns et des autres», témoigne Frédérik Delaye.

Même si ces exercices et cette ambiance de groupe virtuelle ne remplacent pas les séances habituelles, «cela permet d’assurer un minimum de suivi. C’est sûr qu’on sera moins prêts quand les compétitions vont reprendre, mais on n’aura pas perdu le rythme». Avant le confinement,les triathlètes se préparaient notammentau triathlon par équipe de Montélimar, prévu le 26 avril (annulé), qui devait permettre de sequalifier pour la coupe de France. L’année dernière et en 2017, le club avait été sélectionné. Pour l’heure, l’ACO attend de savoir si le triathlon de Digne-les-Bains, le 17 mai, ouvrant potentiellement les portes du championnat de France en individuel, sera maintenu.

BARBARA SATRE

+ D’infos : www.acotriathlon.com 

Vidéo sur Youtube : ACO Défi n° 1.

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