"La communauté communes a commandé des masques pour tout le monde"

Par Stéphane Perrin | Publié le 29 avril 2020 à 11h31 | Modifié le 29 avril 2020 à 15h38 | Vu 763 fois
Frédéric De Azevedo l’annonce : les masques seront livrés mi-mai. - © Stéphane Perrin

Crise sanitaire oblige, Frédéric De Azevedo explique être «fortement mobilisé». Le président de Saint-Marcellin Vercors Isère communauté (SMVIC) fait le point sur la contribution de la collectivité. Interview.

De quelle manière l’intercommunalité accompagne-t-elle les acteurs de santé ?

Frédéric De Azevedo : Très rapidement, via les entretiens hebdomadaires que j’ai avec le préfet et l’Agence régionale de santé, j’ai pu faire remonter les difficultés du terrain, notamment par rapport au manque de masques, de gel ou de surblouses. Sur ce point, la situation s’est améliorée. Et puis, à la demande des médecins de ville, nous avons travaillé à coordonner et à déployer l’offre de soins Covid-19 sur l’ensemble de la communauté de communes. Aujourd’hui, en complément de l’hôpital de Saint-Marcellin, il existe trois centres dédiés où les malades sont orientés par leur médecin traitant. Tous ensemble, nous sommes prêts à affronter une éventuelle vague épidémique.

Avez-vous des remontées sur l’impact social du confinement ?

F.D.A. : En Isère, nous enregistrons une forte hausse des violences intrafamiliales dans ce contexte de huis clos. Nous devons tous être vigilants. C’est aussi pourquoi nous avons mis en place un numéro d’écoute et d’accompagnement psychologique (04 76 38 53 03, NDLR). Des professionnels sont là pour entendre le mal-être des gens, mais aussi pour orienter les personnes en danger vers les structures départementales adéquates.

Nous pensons aussi aux écoliers qui n’ont pas la chance d’avoir un environnement idéal pour continuer à apprendre. Ils ne retourneront certainement pas tous en classe dès le 11 mai. En lien avec l’Éducation nationale, nous réfléchissons à des dotations en tablettes ou ordinateurs, mais aussi à un accompagnement sur la méthodologie propre au travail à la maison.

Dans l’optique du déconfinement, on parle beaucoup des masques. Où en est-on ?

F.D.A. : Nous avons pris la décision de commander des masques pour tout le monde. Les 50 000 pièces, fabriquées par un fournisseur homologué, seront livrées mi-mai, avant d’être distribuées à la population par les mairies. Il nous est apparu indispensable d’offrir la possibilité aux habitants de se protéger efficacement dès que la vie reprendra son cours. Ces masques seront lavables, mais il conviendra de les utiliser avec parcimonie. En parallèle, SMVIC a acheté 40 000 masques chirurgicaux, dont 20 000 par le biais d’une commande groupée effectuée par l’Association des maires de l’Isère. Ils seront mis à la disposition des professionnels du territoire en contact avec le public dans le cadre de leur fonction.

Dans le même temps, le service enfance-jeunesse se mobilise. L’offre de garde a-t-elle évolué ?

F.D.A. : Nous avons effectivement élargi l’accueil gratuit des enfants jusqu’à 16 ans à d’autres professions que les acteurs médico-sociaux. Je pense notamment aux aides à domicile des ADMR.

Comment se traduit votre soutien aux petites entreprises ?

F.D.A. : Notre agence de développement économique est là pour guider les PME, les artisans et les commerçants vers les dispositifs d’aides. Nous réfléchissons également à une aide de proximité avec le Département, qui soit cohérente pour tous les secteurs d’activité et bassins de vie, y compris le tourisme.

Les agriculteurs souffrent également...

F.D.A. : Nous en sommes bien conscients. L’interco’ relaye au mieux les initiatives de ventes directes. J’invite en ce sens tous les producteurs à se faire recenser auprès de la chambre d’agriculture. Jean-Claude Darlet et ses équipes ont mis en place une plateforme d’information très claire, qui regroupe toutes les offres de circuits courts.

Dernier point, qu'en est-il des déchèteries ?

F.D.A. : Pour répondre à la demande de nombreux particuliers, nos trois déchèteries ont rouvert le 27 avril, de 13 h 30 à 18 h. Il faut obligatoirement prendre rendez-vous auprès du service (04 76 38 66 03, NDLR). Il est alors communiqué une heure de passage à respecter afin de limiter le nombre de voitures sur la plateforme. Les habitants doivent se montrer raisonnables. Il n'y a pas d'urgence à se débarasser de ses déchets verts !

Propos recueillis par Stéphane Perrin

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