« La folie du monde » s’invite sur la toile

Par Cécile Alibert | Publié le 12 juin 2020 à 15h00 | Vu 254 fois
« La folie du monde » s’invite sur la toile
Ne pouvant se rendre comme prévu au Diapason, les spectateurs avaient rendez-vous sur Internet pour suivre « Mondofoly on line ». - © Cécile Alibert

A défaut du Diapason, c’est devant leur écran que les spectateurs avaient rendez-vous, les 28 et 29 mai. La Fabrique des petites utopies conviait à une version « on line » de Mondofoly. Ce spectacle, qui dénonce les dérives de l’économie mondiale, devait initialement se tenir dans la salle saint-marcellinoise, fermée en raison de la crise sanitaire. Bruno Thircuir, metteur en scène de la compagnie, revient sur cette initiative originale.

- C’est assez inédit pour vous comme façon de travailler, non ?

Bruno Thircuir : Oui, je crois que l’on est très peu en France à avoir fait ce genre de spectacle en ligne et en direct. 

- Quel retour pouvez-vous en faire ?

B.T. : Il faut dire que le spectacle vraiment vivant est mieux que le spectacle on line. C’est de la com’, une façon de dire que l’on est là. Très honnêtement, je ne pense pas que les gens regardent en entier. Ils passent un moment, zappent. C’est quand même aller dans le monde que l’on critique nous-mêmes, avec le zapping permanent, ces écrans qui viennent se substituer à la vie réelle. Je ne peux pas dire que cela me réjouisse. On l’a fait, heureusement que cela n’a pas duré. J’espère maintenant reprendre une activité normale. 

- C’était aussi une façon pour le public de montrer son soutien ?

B.T. : 12 000 spectateurs ont vu ce spectacle sur le moment, c’est incroyable. On touche nationalement. Je comprends mieux comment on atteint des millions de vues avec des vidéos sans intérêt... Pour nous, c’était important de tenter d’être là et de partager notre plaisir de raconter des histoires.

- Il a fallu improviser pour pallier les problèmes techniques...

B.T. : Oui, nous avons dû complètement improviser car il y a eu de gros problèmes de connexion. Mais on s’est beaucoup amusé à préparer, répéter, inventer ce spectacle (créé en février 2019, NDLR). Après, c’est en même temps un triste constat... Est-ce vraiment ce monde-là que l’on souhaite ? Un monde où nous serions safe, mais derrière nos écrans ? 

+ D’infos : Retrouvez l'intégralité de l'interview dans Le Mémo papier du 12 juin.
« Mondofoly on line » est visible sur : www.facebook.com/petitesutopies

0 commentaires

Envoyer un commentaire