L’Athletic club Saint-Marcellin a retrouvé ses haltérophiles

Par Florian Espalieu | Publié le 22 juin 2020 à 17h00 | Vu 205 fois
L’Athletic club Saint-Marcellin a retrouvé ses haltérophiles
L’ACSM compte 38 haltérophiles compétiteurs, et près de 200 adhérents en incluant les activités de musculation et les cours collectifs. - © Florian Espalieu

Comme toute la France, l’Athletic club Saint-Marcellin a dû précipitamment fermer ses portes le 16 mars. Depuis le 9 juin, elles se sont rouvertes. Et les haltères confinés ont enfin pu décoller (un peu) du sol. Reportage.

Le titre de champion de France par équipe, acquis le 1er février dernier, avant le confinement, était une maigre consolation. Mais les haltérophiles de l’Athletic club Saint-Marcellin n’étaient pas mécontents de retrouver le gymnase Carrier, rouvert depuis le mardi 9 juin, après quelques entraînements en extérieur.
«C’est une reprise très timide quand même, souligne le président, entraîneur et champion du club, Enzo Menoni. La baisse de fréquentation est habituelle à cette période de l’année, avec l’été qui arrive.» Néanmoins, sur les 38 compétiteurs du club, une bonne dizaine seraient présents en temps normal, quand une demi-douzaine seulement s’activent en ce jeudi 11 juin. Le président relève: «L’haltérophilie et la musculation sont des sports individuels par excellence. Il n’y a donc pas grand-chose qui change. La seule vraie contrainte, ce sont les vestiaires qui restent fermés. En revanche, les lycéens n’ont pas cours: ceux qui venaient et n’habitent pas Saint-Marcellin ne font pas le trajet jusqu’ici.»
Quelques mordus ne s’arrêtent pas à si peu. Fabien n’a pas hésité à faire une demi-heure de route depuis Romans: «J’ai commencé ce sport il y a deux ans, après avoir fait de la natation, et j’ai vraiment accroché. Comme je n’ai pas pu m’entraîner du tout pendant le confinement, je n’attendais que cette reprise.»
Pas question pour autant de lever les plus grosses charges aujourd’hui: «On va être sur des intensités assez faibles», confirme Enzo Menoni, malgré le nombre de lourds disques de métal empilés au bout des barres.

 

Pas de repères sans compétitions
À l’inverse, Marie devait aborder une période de compétition. «Pour elle, on va essayer d’aller jusqu’à son pic de forme», prévoit l’entraîneur. Pas trop dur de se motiver sans l’adrénaline de la compétition? «Bof. Je suis assez imperméable à cela. Pour moi, cela ne change pas grand-chose», balaye l’intéressée, qui doit bientôt retourner en équipe de France, en vue des championnats d’Europe juniors en septembre. Se pose d’ailleurs la question des critères de sélection. Le président détaille: «Évaluer les athlètes sur la base de barres levées en février n’aurait pas de sens. Avec le confinement, toutes les compétitions ont été annulées, que ce soit la coupe de France par équipe ou le championnat de France individuel. Seul le championnat de France des ligues, qui devait avoir lieu à Saint-Marcellin le 25 avril, a été reporté en novembre. Mais au-delà de la confrontation, les compétitions sont aussi des prises de repères pour les athlètes.»
À titre personnel, Enzo Menoni se prépare lui aussi à des échéances plus ou moins lointaines: «Les jeux Olympiques sont forcément un rêve quand on fait de l’haltérophilie. Ceux de Tokyo ont été repoussés d’un an, mais pour moi, ce serait plutôt ceux de Paris en 2024. À 22 ans, j’ai encore un peu de temps, même si j’ai commencé jeune. Mais d’ici là, beaucoup de choses peuvent se passer.» L’actualité de ces derniers mois a effectivement prouvé que cela pouvait être le cas.

 

+ D’infos:
Pour ses adhérents, l’ACSM met à disposition une salle de musculation et dispense des cours collectifs de fitness et de remise en forme.
Gymnase Carrier
04 76 38 32 00
www.athleticclubsaintmarcellin.org

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