Textes en l'air tombe à l'eau

Par Cécile Alibert | Publié le 19 juin 2020 à 17h00 | Vu 112 fois
Textes en l'air tombe à l'eau
Jacques Puech cédera sa place à l'automne. Le nom de la nouvelle directrice sera dévoilé à l'occasion de la prochaine assemblée générale. - © DR

La question a d’abord été tournée dans tous les sens. Avant de se rendre à l’évidence : la crise sanitaire ne permettra pas la tenue du festival, initialement prévu fin juillet à Saint-Antoine-l’Abbaye. Le directeur artistique, Jacques Puech, revient sur cette annulation et évoque les rendez-vous de l’été.

- Vous auriez pu adapter le festival au contexte sanitaire actuel. Pourquoi cette décision de l’annuler ?

Jacques Puech : Nous nous sommes réunis en avril pour envisager les possibilités et les difficultés. Nous avions très peu de visibilité sur les consignes qui seraient en vigueur fin juillet. Quels seraient les dispositifs à mettre en place ? Les gens prendraient-ils le risque de participer à une manifestation collective ? On a eu un peu peur. On risquait de se mettre dans une situation financière compliquée en commandant les infrastructures. 

- Quelle a été la réaction des artistes programmés ?

J.P. : Ils ont été très compréhensifs, vu le contexte. Leur situation est délicate. Comme le ministère de la Culture a proposé qu’ils soient indemnisés pour les spectacles annulés, nous allons tenter d’honorer nos engagements, si les institutionnels nous suivent et si nous avons des subventions... 

- Vous envisagez malgré tout de retrouver le public en juillet...

J.P. : Nous avons été encouragés par l’attitude de nos partenaires, qui souhaitaient une reprise des activités culturelles. Il est essentiel d’affirmer la présence de la culture et de l’art dans ce retour à une vie déconfinée. Nous proposons donc une programmation à partir des trois Confidences que la compagnie en résidence sur le territoire, La Fabrique des petites utopies, devait donner durant le festival.

- « Ceci n’est pas un festival Textes en l’air ». Le nom de cet événement a le mérite d’être explicite...

J.P. : Même si elle s’étale sur trois ou quatre jours, il s’agit vraiment d’une proposition réduite, limitée aux spectacles de plein air, sans la diversité artistique habituelle. Ce n’est donc pas le festival Textes en l’air, dont la 17?e édition est bel et bien enterrée. Il n’empêche que l’équipe et les partenaires ont à cœur de faire vivre la culture. Nous allons essayer de maintenir un esprit de convivialité et d’obtenir une ambiance assez décontractée.

- L’annulation pourrait-elle menacer l’avenir du festival ? 

J.P. : Je ne pense pas, car nous sommes bien soutenus par les institutions : Région, Département, intercommunalité... Le festival évolue, il a de plus en plus de public et propose des choses de qualité. On sera quand même présent cet été et on prépare déjà le festival 2021.

+ D’infos : Retrouvez l'intégralité de l'interview dans la version papier du Mémo.
Assemblée générale vendredi 26 juin à 18 h 30 à la salle communale de la zone technique à Saint-Antoine-l'Abbaye.
www.textesenlair.net

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