Malleval face à son destin

Par Cécile Alibert | Publié le 23 septembre 2020 à 17h00 | Vu 65 fois
Malleval face à son destin
À l’issue du scrutin, les conseillers se réuniront pour élire le nouveau maire. Qui succédera à Vincent Bayot ? - © Archives Cécile Alibert

Mieux vaut tard que jamais. Dimanche 27 septembre, Malleval-en-Vercors organisera enfin ses élections municipales, plusieurs mois après les autres communes. Huit candidats se présentent, dont l’ancien maire, Vincent Bayot.

- Fin juin, Malleval était dans une « impasse ». Aujourd’hui, où en est-on ?
Vincent Bayot : Huit candidatures ont été déposées pour sept sièges de conseillers municipaux (arrêté préfectoral du 9 septembre 2020, NDLR). Les élections auront lieu dimanche 27 septembre. S’il y a besoin d’un deuxième tour, ce sera le 4 octobre.

- Comment expliquer ce revirement ?
V.B. : J’ai moi-même décidé d’être candidat pour débloquer la situation, car personne ne voulait se présenter. Certains souhaitaient laisser les choses telles quelles, c’est-à-dire laisser la gestion du village à la préfecture. Pour une petite commune de plaine, cette situation peut sans doute durer. Mais pour une commune de montagne comme Malleval, elle ne pouvait être que transitoire.

- Quel est le profil des huit candidats ?
V.B. : Trois habitent sur place, les autres ont une résidence secondaire à Malleval. Quatre anciens conseillers (dont Vincent Bayot, NDLR) se représentent. La moyenne d’âge tourne autour de 55 ans. Deux sont retraités, les autres travaillent, ce qui ne sera pas simple, car ils seront occupés pendant la journée.

- Que s’est-il passé cet été ?
V.B. : Je ne suis plus maire depuis le 28 juin au soir. Le 29 juin, trois administrateurs extérieurs à la commune ont été nommés par la préfecture pour gérer les affaires courantes, dont Jean-Claude Potié (ancien maire d’Izeron, NDLR), qui connaît bien Malleval. Ils ont fait retrouve sans arrêt sollicité par des personnes qui déchargent sur vous leur stress, en étant dans l’incapacité de résoudre leurs problèmes.

- Comment expliquer cette difficulté à trouver des candidats ?
V.B. : Obtenir huit candidats sur 62 électeurs, c’est un exploit qui témoigne d’un attachement à Malleval. Mais être conseiller municipal suppose de la disponibilité pour participer aux réunions des instances extérieures, comme le Département ou l’intercommunalité. L’autre problème est de savoir qui prendra le chapeau, autrement dit le poste de maire, et devra gérer toutes les petites histoires.

« Il faut répartir les responsabilités »

- Comment éviter le rôle trop central du maire ?
V.B. : Il faut trouver un mode de fonctionnement pour se répartir les responsabilités et ne pas tomber dans cette caricature du maire. Dans l’ancienne mandature, c’était difficile, car il n’y avait que cinq conseillers. Mais là, le renouveau est très positif.

- Pour rappel, en quoi est-ce important d’avoir un maire à Malleval ?
V.B. : Sans maire, un certain nombre d’actes ne peuvent pas être faits : permis de construire, vote du budget... Et puis, l’un des gros enjeux de la commune est le déneigement, di cile à gérer sans être sur place. Pendant la nouvelle mandature, il faudra aussi rénover les routes et s’occuper des hébergements touristiques communaux, puisque le camping et le refuge sont à l’arrêt. Six ans, c’est long. Il peut y avoir de nombreux imprévus, comme un nouveau transfert de compétence de l’État, le Covid...

+ D’infos : Retrouvez l'intégralité de l'interview dans notre édition papier et des portraits de candidats dans le journal du 25 septembre.

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