Le rapport de la chambre régionale des comptes électrise les débats

Par Stéphane Perrin | Publié le 30 septembre 2020 à 17h00 | Modifié le 30 septembre 2020 à 17h10 | Vu 78 fois
Le rapport de la chambre régionale des comptes électrise les débats
Autour du maire, Raphaël Mocellin, la majorité actuelle a pleinement «assumé» la gestion communale entre 2013 et 2019. - © Stéphane Perrin

Le conseil municipal de rentrée a donné lieu à de vifs échanges entre majorité et opposition. Si les magistrats ne font état d’«aucune situation frauduleuse», certains points ne sont pas passés inaperçus.

Le maire, Raphaël Mocellin, avait bien senti que ce conseil municipal de rentrée, mardi 22 septembre, promettait d’être tendu. Ainsi, en préambule, il prenait soin de préciser que «le rapport de la chambre régionale des comptes témoigne de l’absence de situation frauduleuse ou illégale dans la gestion municipale». Sans surprise, ce n’était pas suffisant, puisque les groupes d’opposition s’emparaient des recommandations transmises par les magistrats qui ont analysé dans les moindres détails les exercices comptables de 2013 à 2019.

Un plan pluriannuel d’investissement à détailler

C’est Noëlle Thaon qui tirait en premier : «L’ancien maire s’était gaussé d’un important excédent de trésorerie. Or, la chambre des comptes indique que cette situation est critiquable et préjudiciable pour le contribuable.» L’élue d’opposition revenait également sur un emprunt de 1,5 million d’euros contracté en 2018, jugé «inutile au regard de la faiblesse des projets d’investissements». Soulignant que la chambre avait jugé «très favorable» la situation financière de la Ville, Monique Vincent, adjointe aux Ressources, se chargeait de répondre : «Nous avons fait remarquer qu’un important plan pluriannuel d’investissements d’environ 14 millions d’euros sur 2018-2022 existait bien. Nous devons simplement le formaliser et le détailler, ce qui sera fait pour le prochain débat d’orientation budgétaire. Quant à l’emprunt, nous avons saisi l’opportunité de taux d’intérêt très bas.»

Pour ce qui est de la trésorerie, Thierry Angelier, le directeur général des services, apportait une précision : «Cet excédent est exceptionnel, puisqu’il correspond en grande partie à la recette de la cession de la régie d’électricité.» Pour autant, aucun élu n’abordait l’opportunité d’étudier une baisse de la fiscalité...

«De la légèreté dans la gestion»

Les échanges, apaisés, tant les recommandations des magistrats semblent mineures, allaient s’emballer avec l’intervention de Jacques Lascoumes. Le chef de file de Saint-Marcellin autrement n’y allait pas par quatre chemins, lâchant : «Hélas, ce rapport donne une idée précise de la légèreté avec laquelle la commune a été gérée.» 

Se disant «choqué», il dénonçait pêle-mêle «des frais de réception énormes en 2018, pas toujours motivés», un «contrôle insuffisant» de l’utilisation des véhicules de service, «un fort taux d’absentéisme des agents», ou encore «des heures supplémentaires jugées fictives». Sa colistière, Sylvie Chapre, ne faisait pas non plus dans la demi-mesure : «La lecture de ce rapport m’a assise. Si un chef d’entreprise gère son argent comme vous l’avez fait, il s’expose à de graves difficultés.» «Et il y laisse sa maison !», surenchérissait Jacques Lascoumes.

+ D'infos : L'intégralité de l'article est à retrouver dans notre édition papier du 25 septembre.

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