À la mairie, l’épidémie de Covid dans toutes les têtes

Par Stéphane Perrin | Publié le 20 novembre 2020 à 16h00 | Modifié le 20 novembre 2020 à 17h07 | Vu 76 fois
À la mairie, l’épidémie de Covid dans toutes les têtes
Le maire, Raphaël Mocellin, et sa première adjointe, Monique Vincent, suivent de près l’évolution de l’épidémie et ses impacts. - © Stéphane Perrin

Entre le fonctionnement des services municipaux, les écoles, le suivi de la crise sanitaire..., la deuxième vague mobilise les élus locaux au quotidien. Le maire, Raphaël Mocellin, et sa première adjointe, Monique Vincent, abordent ces sujets.

Masque sur le visage, Raphaël Mocellin se plonge dans ses notes. Ce lundi 16 novembre, il reçoit dans son bureau de maire. « Ce début de mandat n’est pas simple du tout », soupire-t-il. Relais sur le terrain des pouvoirs publics face à la deuxième vague d’épidémie de Covid-19, il fait le point avec sa première adjointe, Monique Vincent.

- Le pic épidémique est attendu cette semaine. Avez-vous le sentiment que les Saint-Marcellinois respectent bien ce deuxième confinement ?

Raphaël Mocellin : Il y a bien sûr davantage de gens qui circulent qu’au printemps, mais globalement, les Saint-Marcellinois respectent l’obligation du port du masque dans l’espace public. J’ai aussi pu le constater sur le marché, où les habitudes sont prises. Maintenant, il y a toujours des récalcitrants... La police municipale a commencé à dresser des verbalisations. Il en va de la responsabilité de chacun face au virus.

« Nous allons distribuer des masques aux écoliers »

- À ce jour, les écoles semblent épargnées. Quelles sont les dernières nouvelles ?

R.M. : À l’heure où je vous parle, nous n’avons heureusement pas eu besoin de fermer une seule classe. Les employés communaux effectuent un travail formidable pour désinfecter les lieux. La municipalité veille à protéger au mieux toute la communauté éducative. À ce titre, nous allons cette semaine distribuer 1 000 masques en tissu pour les écoliers, confectionnés par l’association d’insertion Pa-Iss. Il existe deux tailles : un petit adapté aux 6-8 ans, que les parents peinent à trouver dans le commerce, et un autre pour les 9-10 ans.

- S’agissant de la continuité du service public, le personnel communal est-il en tension ?

Monique Vincent : Là aussi, nous touchons du bois, mais nous comptons très peu de malades du Covid parmi les agents municipaux. Il y a également quelques cas contact en arrêt, mais cela ne désorganise en rien les services.

« Des cas de Covid à l’hôpital et au Perron »

- Quelle est la situation médicale ?

M.V. : Chaque semaine, nous tenons une réunion téléphonique avec les acteurs médicaux du territoire. Cet échange d’informations est précieux, tant il permet aux élus de bien mesurer le regain de l’épidémie. Le 12 novembre,quatorze des quinze lits de médecine du 3e étage de l’hôpital, entièrement dédié aux patients Covid, étaient occupés. Ils viennent de partout, notamment pour soulager les hôpitaux de Voiron et Romans. Ce ne sont pas les formes les plus sévères, puisque nous n’avons pas de réanimation. Dès qu’ils vont mieux, ils sont transférés en soins de suite.

- Pouvez-vous nous confirmer que les visites ont été suspendues au Perron ?

M.V. : Effectivement, seize résidents ont été testés positifs au Jardin fleuri, l’un des trois établissements pour personnes âgées dépendantes du Perron, à Saint-Sauveur. Par mesure de précaution, les visites des familles ont été suspendues jusqu’au 20 novembre et une campagne de dépistage a été menée auprès des autres résidents et du personnel.

+ D'infos : Retrouvez l'article dans son intégralité dans la version papier du journal.

0 commentaires

Envoyer un commentaire