Une grande intercommunalité Sud-Grésivaudan pour 2017

Publié le 27 septembre 2015 à 00h00 | Vu 3746 fois
 Une grande intercommunalité Sud-Grésivaudan pour 2017
Pont-en-Royans fait partie des trois communes du Royans qui ont souhaité leur sortie de la CCBI - © Jacques Talon

Lundi 21 septembre, le Préfet de l’Isère a validé la fusion des trois intercommunalités de Chambaran-Vinay-Vercors (3C2V), Pays de Saint-Marcellin (CCPSM) et Communauté de Communes de la Bourne à l’Isère (CCBI) qui sera effective le 1er janvier 2017.

Entretien avec Bernard Pérazio, président de la CCBI qui nous livre son sentiment sur ce bouleversement de l’organisation territoriale qui verra également le Syndicat mixte du Pays Sud-Grésivaudan, et le Smictom (ordures ménagères) venir se rattacher à cette future « super  intercommunalité ».

Il a rappelé que Châtelus, Pont-en-Royans et Rencurel ont fait part de leur volonté de se retirer de la CCBI, et qu’elles auront la possibilité de partir, mais seulement à partir du 1er janvier 2018.  A cette date-là, les maires qui voudront regagner d'autres collectivités pourront en faire la demande. Les accords financiers avec les autres communes portant sur l'actif et le passif devront alors prévoir qui paiera la différence, soit la commune partant, soit la communauté de communes qui l'accueille.


« On se retrouve dans la même situation qu'un couple qui divorce et qui vend son patrimoine. … Mais ici, en plus, il faut penser à l'avenir des agents de la com.com qui devront être transférés vers les nouvelles structures accueillantes. », a-t-il ajouté.

L’élu déplore : « la loi a été votée vite, avec une concertation limitée et nous savons pourquoi (…) Bruxelles impose cela au gouvernement qui doit apporter la preuve que la France est en capacité de se réformer, et ce compte tenu de la situation financière délicate dans laquelle nous sommes actuellement ». « Quid du dialogue démocratique de proximité ? »

Et de conclure : « il va falloir rebondir très vite car il nous reste à peine une année pour préparer cette grande intercommunalité du Sud-Grésivaudan qui pèsera entre Valence et Grenoble, avec comme grande priorité, le développement des services publics en secteur rural. Il va falloir être très efficaces, inventifs, pour répondre en ces temps de crise, avec moins de moyens, à plus d'attentes de nos concitoyens. »

Retrouvez notre entretien complet dans notre édition du vendredi 25 septembre 2015.

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