Center Parcs : les travaux sont suspendus !

Publié le 24 décembre 2014 à 10h58 | Vu 435 fois
Center Parcs : les travaux sont suspendus !

Mardi 23 décembre, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a rendu son verdict. L'arrêté du 3 octobre 2014 du préfet de l'Isère ayant délivré une autorisation « Loi sur l'eau » a été suspendu, ce qui entraîne le gel immédiat des travaux. Les recours concernant la protection des espèces protégées ont, en revanche, été rejetés. Une décision de justice interprétée de manière différente par les deux camps puisque les opposants y voient une première « victoire » alors que les partisans ne s'avouent pas encore vaincus. En attendant que le tribunal juge le projet sur le fond, ce dernier est repoussé de quelques mois. La justice devrait de nouveau se prononcer sur cette affaire courant juin 2015.

« Une excellente nouvelle ! » 
A l'annonce du verdict, Stéphane Peron, président de l'association Pour les Chambaran sans Centers Parcs, s'est exclamé : « C'est une excellente nouvelle ! » Soulagé que la justice ait reconnu l'existence d'une vraie problématique liée au non-respect de la Loi sur l'eau,  le président de l'association PCSCP précise que des incertitudes demeurent concernant l'issue juridique de ce projet et que Pierre & Vacances n'est pas sûr de gagner sur ce point. En effet, des doutes persistent sur la légalité des autorisations administratives accordées concernant le dossier loi sur l'eau. Cependant, il se dit « attristé » que les recours ayant trait aux espèces protégées n'aient pas été retenus et s'exclame : « L'eau est un sujet extrêmement important, mais le vivant aussi ! La vie n'a pas été prise en compte. Sur le site, 37 espèces protégées sont menacées. Nous vivons une très grande période d'extinction des espèces. C'est extrêmement grave. Il faut vite réagir avant qu'il ne soit trop tard. » (...)
Déçus mais pas abattus !
Malgré la décision du tribunal administratif de Grenoble de suspendre les travaux du Center Parcs, les chefs de file en faveur du centre de vacances se sont exprimés, gardant l'intime conviction que ce projet verra le jour coûte que coûte.
Quelques minutes après l'annonce officielle du jugement, Serge Perraud, le maire de Roybon, convoque les journalistes pour une conférence de presse dans son bureau roybonnais. Sur place, une poignée d'habitants sortent sur leur palier pour exprimer leur désarroi et trouver du réconfort. Monique Chevalier, retraitée, prend les devants pour se confier à la dizaine de journalistes présents devant la mairie : « On est tous réunis car nous sommes tristes que ce projet n'avance pas. Il y a beaucoup de chômage ici et ce centre de vacances est une aubaine. Roybon est en train de mourir, toutes les maisons sont à vendre. J'espère que la mobilisation perdurera et que la justice sera intelligente. » (...)

La suite dans notre édition du 26 décembre 2014



0 commentaires

Envoyer un commentaire