Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère fête ses 50 ans

Publié le 07 avril 2016 à 09h30 | Modifié le 07 avril 2016 à 11h16 | Vu 918 fois
Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère fête ses 50 ans
L'exposition « Un camp pour les Tsiganes à Saliers, 1942-1944 » à découvrir jusqu'à fin mai au Musée de la Résistance - © Musée de la Résistance

En 2016, les cinquante ans de ce Musée départemental sont l'occasion de revenir sur son histoire, d'affirmer son dynamisme à l'échelle du territoire et de témoigner de sa modernité.

Un demi-siècle durant lequel ce musée précurseur n’a eu de cesse de donner à comprendre l’histoire des années 1939 – 1945 à partir des faits et des vécus locaux pour éclairer l’Histoire et transmettre les valeurs au nom desquelles des femmes et des hommes ont combattu ; et pour rester résolument ancré dans son époque en interrogeant l’actualité des valeurs de la Résistance et celles de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 à travers sa programmation et son travail historique et scientifique.


Quatre animations sont prévues pour célébrer cet anniversaire
• 8 avril : un colloque scientifique pour interroger l’acte de commémoration avec les meilleurs spécialiste de la Seconde Guerre mondiale. 
• 29 avril : le livre « 50 ans ! Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère - Maison des Droits de l’Homme ».
• 8 mai : la course de la Résistance, l’occasion de rappeler que « le 8 mai, ce n’est pas qu’un jour férié ! »
• 1er juillet : la soirée électro swing, soirée dansante mêlant musiques des années 30 et beats électro, avec le groupe Lamuzgueule...

Sans oublier l'exposition de Mathieu Pernot jusqu'à fin mai « Un camp pour les Tsiganes à Saliers, 1942-1944 ». Les conditions de vie des Tsiganes durant la Seconde Guerre mondiale, leur internement en France, leur déportation et leur extermination par le régime nazi, demeurent encore aujourd'hui des sujets relativement ignorés. Avec la mise en place de Vichy sont créés les premiers camps d'internement, dont celui de Saliers (dont il ne reste aucun vestige), en Camargue, dès mars 1942. Les conditions de vie y sont lamentables : les nombreuses pénuries alimentaires, le manque d'hygiène et d'eau ainsi que le sentiment d'abandon auxquels doivent faire face les populations internées, rendent leur quotidien déplorable. À la recherche des survivants du lieu, voici un parallèle entre portraits d'hier et d'aujourd'hui.
Contacts : 04 76 42 38 53 ; adresse : 14 Rue Hébert à Grenoble.

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