57 migrants ont été accueillis jeudi 17 novembre à Saint-Hilaire-du-Rosier

Par Céline MAZET | Publié le 18 novembre 2016 à 09h40 | Modifié le 24 novembre 2016 à 12h41 | Vu 1959 fois
 57 migrants ont été accueillis jeudi 17 novembre à Saint-Hilaire-du-Rosier
Arrivés à 18 h 25 les migrants entrent dans le centre d'accueil et d'orientation - © Céline Mazet

Agés entre 18 et 25 ans, cinquante-sept jeunes migrants –uniquement des hommes- originaires du Soudan, du Tchad, de la Côte-d’Ivoire, de l’Erythrée et d’Afghanistan sont arrivés jeudi 17 novembre, en fin d’après-midi, au centre de vacances Enedis (ex-ERDF) situé à Saint-hilaire-du-Rosier. Ils seront hébergés dans ce lieu, provisoirement transformé en centre d’accueil et d’orientation (CAO), pour quelques semaines, voire quelques mois, le temps de finaliser leur dossier de demande d’asile et d’analyser la situation de chacun. Partis en car de Paris (Porte de la chapelle) à précisément 8h23, ils sont arrivés à 18 h 25 à Saint-Hilaire-du-Rosier où ils ont été accueillis par Patrick Lapouze, secrétaire général de la préfecture de l’Isère, Michèle Bonneton, députée de la 9ème circonscription de l’Isère, Olivier Feugier, maire de la commune (accompagné d’adjoints et de conseillers municipaux), et des membres d’Adoma, opérateur public missionné par l’Etat.

Suite au démantèlement de la « jungle » de Calais, après avoir déjà accueilli 49 migrants mineurs du 3 au 9 novembre dernier, le CAO de Saint-Hilaire-du-Rosier accueille désormais cinquante-sept jeunes hommes réfugiés qui séjourneront sur ce site jusqu’à maximum fin avril. Selon Patrick Lapouze, le traitement administratif de leur dossier ne devrait durer que quelques semaines avant que ces personnes intègrent un dispositif de droit commun : « leurs dossiers administratifs sont déjà bien engagés. Ce centre d’accueil est transitoire. Je pense qu’ils ne devraient rester ici que quelques semaines. Leur profil est similaire à celui des jeunes accueillis début novembre et dont le séjour s’est très bien passé. Il n’y a eu aucun problème particulier. Je suis très heureux que malgré les craintes et les réticences de certains habitants les choses se soient très bien déroulées. Notre volonté est que ce séjour soit profitable et positif pour tous. L’action des collectifs locaux est très importante pour les personnes accueillies. De manière générale, les échanges sont toujours fructueux et intéressants pour tout le monde. Cette aventure est très positive pour les jeunes réfugiés comme pour la population locale. »

 

Des jeunes fatigués mais souriants

 

Après leur long trajet, les jeunes sont descendus du car les yeux un peu cernés, mais heureux d’êtrearrivés à bon port. Tous ont été accueillis très chaleureusement et dans une atmosphère sereine. Fatigués, mais souriants, ils se sont rendus avec hâte dans le réfectoire du centre d’accueil où ils ont pu se restaurer et poser leurs minces bagages.

Attaché au respect des lois et des valeurs de la République, Olivier Feugier souhaite que l’accueil de ces jeunes étrangers se déroule « dignement. » Il a rappelé et s’est réjoui de l’élan de solidarité et d’entraide émanant de la population locale : « des habitants sont venus spontanément en mairie pour nous solliciter et nous proposer leur aide. » Michèle Bonneton à elle insisté sur l’importance et le sens des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité en précisant : «  tout s’est très bien passé début novembre avec les jeunes mineurs accueillis dans ce centre. Il y a beaucoup de générosité de la part de la population. Les échanges permettent de mieux se connaître et se comprendre. »

 Au total, ce sont donc 160 réfugiés (au lieu des 250 initialement annoncés par la préfecture)  qui sont accueillis en Isère et répartis sur les CAO de Grenoble, Saint-Martin d’Hères et Saint-Hilaire-du-Rosier. Pour l’heure, ce nombre devrait rester stable car aucune autre arrivée de migrants n’est prévue sur le département.

 

 

 

 

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