Conférence d’automne à Saint-Vérand : comment préserver les œuvres d'art ?

Par Bernard GIROUD | Publié le 01 décembre 2016 à 00h00 | Modifié le 13 décembre 2016 à 17h57 | Vu 856 fois
Conférence d’automne à Saint-Vérand : comment préserver les œuvres d'art ?
L'Adoration des Bergers - © BG

L’association Saint-Vérand hier et aujourd’hui poursuit son cycle de conférences saisonnières avec sa désormais traditionnelle conférence d’automne qui aura lieu vendredi 9 décembre à 20 h. Elle sera donnée par Isabelle Varloteaux, ancienne Saint-Vérannaise aujourd’hui attachée de conservation du patrimoine au Musée de Grenoble, sur le thème Tableaux d'église, tableaux de musée : comment les conserver ? Ou comment envisager la préservation des œuvres en 2016 ?

Ce sera l’occasion de découvrir, à partir d’exemples concrets, les coulisses des missions patrimoniales qui contribuent à préserver notre histoire artistique.

La conférencière pourra s'appuyer sur plusieurs exemples concrets et locaux, tels la sauvegarde du site de Notre-Dame-des-Champs avec sa célèbre statue La Dame des champs de Duilio Donzelli ; ou le chœur de l’église de Saint-Vérand qui abrite cinq toiles géantes, d’une dimension rare dans une église de campagne, qui furent achetées entre 1856 et 1866 par le Père Rey, curé local.

Ce sont des copies d’œuvres célèbres, comme L’ultima Cèna de Léonard de Vinci (le dernier repas du Christ avec ses apôtres) ; autre grand peintre de la Renaissance, Raphaël est ici représenté à travers deux toiles : une Sainte famille (dite de François 1er, l'original peint vers 1518 étant aujourd’hui au Louvre) et la Madone Sixtine (ici, le Pape Sixte qui donne son nom au tableau est transformé en évêque, sans aucun doute saint Véran lui-même, patron de la paroisse) ; la Déposition de Daniele da Volterra (peinte en 1541, mais très abîmée) survit ici par sa copie et les habitants de Saint-Vérand contemplent sur les murs de leur église des couleurs dont l'éclat originel n’existe plus ; enfin le dernier tableau est une Nativité relevant du thème de l'Adoration des bergers. Ce n'est que très récemment que l'association a découvert que l'original était l'œuvre de Raphaël Mengs, né le 12 mars 1728 en Bohême, un peintre et un écrivain d'art allemand représentatif de la peinture néoclassique.

Entrée libre et gratuite. Ouverture des portes à 19 h 30.

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