Soldes d'hiver : un bilan mitigé

Par Céline MAZET | Publié le 16 février 2017 à 15h32 | Modifié le 16 février 2017 à 15h47 | Vu 870 fois
Soldes d'hiver : un bilan mitigé
Soldes d'hiver 2017, un bilan à la baisse au niveau national - © C.M

Selon un sondage Toluna réalisé pour LSA (Libre-service actualité), 75,2% des Français ont succombé aux offres alléchantes proposées à l’occasion des soldes, soit 38,3 millions d’acheteurs. Mais la fréquentation est en baisse de 4,4 points par rapport à l’an dernier. Moins de monde et aussi moins d'argent dépensé. En moyenne, les Français ont dépensé 197,43 euros pour ces soldes d’hiver, soit un recul des ventes de 6,8%. Quatre commerçants du centre-bourg de Saint-Marcellin nous ont confié leurs impressions. Rencontre.

Karine Chave (Escapade)

« Les soldes ont bien marché au début et à la fin, surtout lorsque l’on attaque les deuxièmes démarques.  Par rapport à l’an dernier, c’est à peu près similaire. Avec le froid qui a persisté, on a quand même continué à vendre des articles en dehors des soldes (gants, écharpes…) Les gens attendent cette période avec impatience et c’est l’occasion pour les commerçants d’écouler leurs stocks. Cette année, les soldes ont débuté plus tard que d’habitude, mais c’est toujours trop tôt à mon avis. Fin février, ce serait plus logique ! Elles s’étalent aussi sur une période un peu trop longue à mon goût. Il faudrait qu’elles durent moins longtemps et démarrent plus tard. »

Véronique Lacroix (Boutique Melissa)

« Les soldes ont malheureusement super bien marché cette année ! On n’a pas vendu ce que l’on aurait dû vendre car elles ont été programmées trop tôt et le climat ne s’adapte pas toujours à la saison et à la période des soldes. De plus, je pense que les gens sont perdus car ils sont trop sollicités toute l’année par des promotions et du coup, ils ne se rendent plus compte de la valeur des articles. Autres problèmes : internet et les ventes à domicile qui sont de plus en plus nombreuses. Tous les commerçants du centre-ville souffrent de cette nouvelle concurrence. La seule chose qui nous sauve, c’est notre savoir-faire, la qualité de nos produits, le conseil apporté aux clients et l’aspect relationnel. Cette problématique n’est pas inhérente à Saint-Marcellin, elle se retrouve dans toutes les petites et moyennes villes de France. Heureusement, les gens commencent à prendre conscience qu’il faut revenir au centre-ville pour faire travailler les commerces de proximité. »

Pascal Thibert (Orenzo)

« Cette année, le bilan des soldes est très mitigé. On verra dans quelques jours, mais à l’heure actuelle, c’est plutôt moins bien que l’an passé, surtout au mois de janvier. Ca a tout de même remonté un peu en février. Il y a un décalage de dates qui n’est pas très favorable. Je pense que cela aura des répercussions sur le chiffre d’affaire. Le mois de décembre a été bon avec le froid, mais il a perduré et après, on n’avait plus forcément les bonnes pièces qui correspondaient aux températures très basses qui ont sévi en janvier. On a essentiellement manqué de pulls et de vestes chaudes. »

Pascal Champavier (Pascalis)

« Pour nous, ça s’est bien passé ! On est à peu près au même niveau que l’année dernière. Le froid nous a attiré beaucoup de monde. Les soldes ont été décalées d’une semaine. La semaine précédente, on aurait pu fermer ! Les gens attendent vraiment ce moment-là pour faire leurs achats. Mais au niveau de notre chiffre d’affaire, cela n’a pas d’incidence. »

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