Guyane: accord quasiment finalisé, vers une levée des barrages

Par AFP | Publié le 21 avril 2017 à 12h20 | Vu 62 fois
Guyane: accord quasiment finalisé, vers une levée des barrages
Davy Rimane, le porte-parole du collectif "Pou la Gwiyann dékolé", le 20 avril 2017 à Cayenne - © AFP

Le collectif qui porte depuis un mois le mouvement social paralysant la Guyane, a quasiment finalisé vendredi matin, après 10 heures de négociations avec les élus et le préfet, un accord de fin de conflit qu'il devrait signer dans l'après-midi, avant de lever les barrages.

"Au bout de 10 heures de négociations, on a entre les mains un document en voie de finalisation", a expliqué Davy Rimane, le porte-parole du collectif "Pou la Gwiyann dékolé" (Pour que la Guyane décolle), devant la centaine de manifestants qui ont attendu jusqu'à 06h00 du matin (11h00 à Paris) la fin des négociations.

Tous les protagonistes doivent se retrouver à 14h00 (19h00) pour relire une dernière fois le texte baptisé "Accord de Guyane", et en principe le signer. Le collectif s'est engagé à lever, dans la foulée de la signature, tous les barrages qui bloquent la Guyane depuis le 16 mars.

Le collectif qui réclamait des mesures sécuritaires, économiques et sociales pour permettre au territoire d'outre-mer de rattraper son retard sur l'Hexagone, demandait plus de 3 milliards d'euros à l'Etat, alors que celui-ci a mis sur la table un plan d'urgence de plus d'un milliard d'euros.

Il a notamment obtenu que le gouvernement "acte" les 2,1 milliards supplémentaires demandés, alors que le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, avait d'abord parlé de revendications "irréalistes", a rappelé Davy Rimane.

Ces mesures supplémentaires seront intégrées, non pas dans un futur "plan de convergence", que refusait le collectif, mais dans un "plan d'investissement", notamment sur la santé et l'éducation, a-t-il expliqué.

Sur le foncier, il a obtenu l'engagement de l'Etat "à céder gratuitement 250.000 ha de foncier (domaine privé de l'Etat) à la Collectivité Territoriale Guyanaise et aux communes de Guyane", et 400.000 ha aux peuples autochtones et bushinengues, ainsi que l'assurance. Il a également obtenu que la question sur la "rétrocession totale" des terres soit discutée "lors des prochains états généraux de la Guyane".

Enfin, il a aussi obtenu la garantie n'y aurait aucune poursuite judiciaire, pénale et financière envers "les signataires de l'accord".

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